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Chronique d’une mutation collaborative et ouverte

Publié   dans Talents 2020

Aucun secteur n’est épargné par la puissance du web.

Il y eu la transformation des librairies avec Amazon, celle de tout le secteur de la musique avec l’Itunes, celle de la télé avec Netflix et celle de l’hôtellerie avec AirBnB. Bien avant cela, le flipper a disparu au profit de la PlayStation. Elle disparaîtra à son tour engloutie par la WebTV. Voici que s’annonce à grands pas la transformation de la formation professionnelle. Le cybermonde continue son expansion sur la santé, les transports, la culture, l’éducation et la formation professionnelle. CQFD.

Vous ne pouvez pas y croire ? Réfléchissez quelques instants avant de vous laisser surprendre par la disparition des salles de classe, des tableaux noirs, des calendriers de formation et du métier de formateur.

Selon la DARES, 31,5 Milliards d’euros sont dépensés en France au titre de la formation continue. Le marché de la formation en ligne quant à lui vaudrait en 2015 plus de 50 Milliards de dollars dans le monde selon l’estimé d’Ambient.

Non seulement les besoins de formation professionnelle sont toujours plus importants mais l’offre et l’accès à des contenus de formation va exploser. Les usages, les séquences, les sources et les supports se multiplient dans le plus grand chaos. Cet état passager préserve encore pour quelques temps les acteurs traditionnels, institutionnalisés et faisant toujours autorité. Mais la demande évolue (voir l’étude 2014 de l’Université Paris Dauphine sur les transformation du travail et les besoins en formation) et l’offre se transforme.



Chronique d’une mutation collaborative et ouverte

  1. Tout à commencé avec les vidéos en "Streaming" sur YouTube ou Viméo. Simples "Tutos" sympathiques et très geeks, es vidéos ont muté en contenus génériques de formation, ouverts et gratuits. Les chaines éducatives sur Google YouTube ou sur Itunes se multiplient aussi vite que les chaines pour Foodies ou les chaines d’adolescentes qui apprennent à leurs amies comment se maquiller. L’explosion depuis 2006 des appareils mobiles encourage tout un nouveau marché et de nouveaux usages mobiles, le m-Learning.

  2. Seconde étape, les MOOC. Ils offrent un nouveau modèle d’affaires gratuit (Freemium) et payant (Premium) pour les universités et les centres d’enseignements spécialisés. Jackpot pour certaines universités qui sortent de leur murs pour toucher le marché de la formation continue en ligne et certifiant. Certains cours payants, exigeants une inscription rassemblent à heure fixe plusieurs centaines de milliers d’apprenants. Les coûts de capture vidéo, de scénarisation, de montage, de quizz de connaissances et du diffusion sont toujours plus bas. Les coûts sont rentabilisés rapidement par le volume d’inscrits payants ou par les revenus publicitaires vidéos. Il en résulte une quantité exponentielle de contenus pédologiques, de sujets, d’angles, d’approches éducatives.

  3. Et voici les COOC...
Dernière modification le mardi, 18 novembre 2014
An@é

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