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Laurent Fabius, président de la COP21 affirmait en début de semaine « Nous avons progressé mais il reste encore pas mal de travail ».
Tout doit être bouclé avant l'adoption d'un texte à 18 heures vendredi 11 décembre. L'objectif reste bien sûr " un accord juridiquement contraignant, ambitieux, équilibré et durable ", mais certaines ONG s'inquiètent au vu des brouillons provisoires qui sortent chaque jour.

Accord ambitieux ou accord à minima ?

Deux points n'ont toujours pas encore été tranchés : celui du financement de la lutte contre le changement climatique, et en particulier sur le niveau de financement des pays riches et émergents, mais également celui du seuil de réchauffement à ne pas dépasser, 2°C ou 1.5°C.

Le constat semble pourtant aujourd'hui assez largement partagé et les solutions existent pour éviter l'accélération du dérèglement climatique et ses conséquences humaines, sociales, économiques. Il s'agit avant tout de réduire drastiquement la production d'énergie d'origine hydrocarbure fossile, qui reçoit des subventions publiques. Et développer l'usage des énergies renouvelables sobres en carbone ou décarbonisées.

La seule certitude c'est qu'il en coûtera beaucoup plus cher à ne rien faire qu'à agir de concert.

L'éducation pour lutter contre le changement climatique ?

L'intervention de Nicolas HULOT lors du Thematic Day sur l'éducation à l'environnement et au développement durable organisé par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en présence de Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, de Rachid Belmokhtar, ministre de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle du Maroc (pays organisateur de la COP 22) et d'Irina Bokova, directrice générale de l'UNESCO, a élevé le débat.

En nous rappelant que « l'homme qui a pensé pouvoir détacher sa trajectoire de l'ensemble du monde vivant n'est ni au-dessus ni au-dessous de la nature, il en est la partie consciente ».

 "Nous devons donner cette conscience aux enfants"  car  "Nous sommes une petite famille de naufragés perdus dans l’espace"

L'éducation est certainement une des clef pour régler à terme cette crise profonde que nous traversons ; « c'est une crise culturelle et une crise de civilisation » affirme-t-il.
Et il ajoute : « Il faut se poser la question du sens ; et redonner du sens au progrès » car «la marche triomphante du progrès est devenue un malentendu ».
L'Ecole doit jouer un rôle majeur en posant à l'avenir « toutes ces questions, dans le parcours scolaire des élèves, à tous les niveaux ».

http://www.fondation-nicolas-hulot.org/

Claude TRAN

Dernière modification le mardi, 10 janvier 2017
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis Vice Président de l’An@é, actuellement administrateur de l'An@é et de l'association Inversons la classe, consultant.

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