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Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin…

Ce qui est constant dans ce monde, c’est bien le changement. Au-delà du paradoxe perceptible de cette phrase, on ne peut qu’être d’accord que les transformations sociétales affectent bien des dimensions et secteurs d’activité. En particulier, le développement numérique et l’essor ahurissant de la connectivité des dernières années continuent de transformer des secteurs entiers : la musique (iTunes, Spotify…), le journalisme (copie papier, printemps arabe, La Presse+…), le commerce (Uber, Airbnb, Bitcoin…) n’y ont pas échappé, modifiant de façon importante les transactions et usages particuliers. D’autres secteurs bougent moins vite; l’éducation, malheureusement, fait partie de ce lot.

http://zecool.com/2015/08/07/agent-de-changement-ou-partisan-du-changement/

On croise presque à tous les jours des énoncés du genre « Soyez le changement que vous souhaitez voir » ou encore « Le seul risque, c’est de ne pas prendre de risque ». Mais au-delà de la phrase, qu’en est-il vraiment ? Sommes-nous AGENTS de changement ou PARTISANS du changement ?

Who wants changeCe constat est à la base de ce récent billet de George Couros. Il rappelle d’abord un billet précédent où il identifie 5 caractéristiques d’un agent de changement :

  • Avoir une vision claire, articulée et communiquée clairement…
  • Faire preuve de patience mais persévérer à maintenir le cap (être résilient)…
  • Savoir poser les « vraies » questions, parfois difficiles mais nécessaires…
  • Savoir de quoi on parle et de quoi il est question. Prêcher par l’exemple…
  • Établir des relations fortes, basées sur la confiance mutuelle.

Et c’est sur ce dernier point, celui d’établir des relations fortes, de faire des connexions, qu’il signe son billet, en insistant que les 4 premières caractéristiques deviennent inutiles si le/la leader (peu importe son rôle/poste dans une organisation) n’a pas cette qualité. Il faut savoir connecter ! Surtout dans un monde comme l’éducation où l’isolement professionnel reste un facteur sclérosant pour la profession. Connecter avec ses collègues immédiats, certes, mais aussi avec des éducateurs de partout dans le monde qui partagent des intérêts/situations/défis semblables ou encore capables d’apporter des points de vue divergents qui nourrissent le sain débat et la réflexion constructive.

Dans un billet que j’ai écrit en 2013, Apprendre et entreprendre au secondaire : une affaire de connexions!, je soulignais l’importance de faire des connexions et que notre seule limite reste celle de notre créativité pédagogique. Car l’école ne peut se soustraire de la tendance mondiale de transformation des organisations éducatives et de la pédagogie. ON N’A PLUS LE CHOIX. Mais pour y parvenir et faire/vivre l’école autrement, les connexions entre agents de changement (et catalyseurs de changement, j’ajouterais) sont primordiales.

« Engagement, collaboration, motivation, partenariats bidirectionnels avec la communauté, apprentissages durables, développement durable, innovation sociale, construction identitaire, inclusion et fierté seront au rendez-vous! Sans compter que dans cet engagement actif des enseignants, certains risquent de développer un nouveau regard sur la pédagogie, l’utilisation du numérique, l’évaluation plus authentique, la communication avec les parents, l’organisation de la profession enseignante… »

Car en allant plus loin ensemble, on favorise la remise de l’école à qui de droit : les jeunes. Pour toutes les bonnes raisons. Au passage, la croissance et le développement professionnels des agents de changement grandiront. On reste en mode bêta perpétuel avec une version toujours améliorée et on fera ainsi face un peu mieux équipés à la prochaine vague de changement, qui déferlera incontournablement sur nous. La vraie destination reste le voyage.

Jacques COOL

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Dernière modification le lundi, 07 décembre 2015
Cool Jacques

Je suis natif du Nouveau-Brunswick et j’ai travaillé dans le système d’éducation publique du N.-B. pendant 25 ans, d’abord comme enseignant en sciences et ensuite comme conseiller en évaluation, concepteur de programmes d’études et directeur adjoint. De 2001 à 2009, j’ai coordonné le développement et la livraison des cours en ligne pour les écoles secondaires francophones. De 2009 à mars 2011, j’ai travaillé à la Direction de la mesure et de l’évaluation au projet d’un nouveau système d’information des élèves ainsi que celui de l’évaluation en ligne des apprentissages des élèves. J’ai de plus coordonné le Colloque annuel de leadership des élèves du secondaire de 1998 à 2010. D’avril à novembre 2011, j’ai été gestionnaire du Groupe des technologies de l’apprentissage (GTA), relevant de la Direction générale des technologies de l’Université de Moncton. De décembre 2011 à mai 2012, c’est au Collège communautaire du N.-B. (CCNB) que j’ai travaillé à titre de technopédagogue, un domaine qui me passionne. De retour au système d’éducation publique m à 12, je veux maintenant travailler de près avec les écoles communautaires et ses partenaires afin de faire de l’école un lieu d’apprentissages durables en connexion avec son milieu et avec le reste de la planète. Je prône le travaille d’équipe et j’apprécie la richesse d’apprendre en réseau. Je blogue depuis 2004 au http://www.zecool.com, tout en restant en veille sur Twitter (@zecool). Acadien fier de l’être, je suis marié et fier papa de 3 enfants.

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