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Réflexion sur deux mondes en pleine évolution
Dans quelle mesure pourrions nous faire fausse route avec le numérique ?
Je pose cette question car, la chance veut que mon parcours professionnel soit jalonné de rencontres aussi diverses que variées, me permettant de sortir du milieu immergé du “numérique éducatif à corps perdu”.
La réalité de la lente évolution des conceptions se rappelle à nous (je parle de tous ceux qui, comme moi, vivent au rythme des innovations), à chaque fois que nous confrontons notre enthousiasme à ceux à qui nous le destinons. N’y a-t-il que nous pour croire en nous ?
Je reviens succinctement sur “MonCollege”. Cette application a pour vocation de proposer du contenu pédagogique pour le collège, à des collégiens, et permettre aux enseignants d’avoir une réflexion sur les acquis, leur valeur essentielle, et ce qu’il en restera.
L’occasion m’a été donné de présenter MonCollège aux parents. Dans la cadre d’une formation professionnelle, dans le domaine du numérique professionnel, en aparté de contenus techniques, et pour élargir la vision des usages, je présente MonCollège, ses supports, sa gratuité, et ses objectifs à destination de leurs enfants !
Alors même que je tentais de rassurer ces parents, dont presque tous les enfants (12 ans et plus) possèdent un smartphone, sur l’évolution des conceptions autour de ce #BYOD improvisé, insistant de fait sur le fait que cette application fonctionne, en plus, sans avoir besoin d’être connecté, sur smartphone et tablettes, je me suis heurté à une forme de résignation ; Incrédulité tirée du constat quotidien que les adolescents “numériques” ne sont pas à la recherche d’un contenu pédagogique alors même que nous nous acharnons à en produire.
Tout est sujet à débat. Passé le premier outrage, sans parler de persuasion, l’idée de présenter un contenu synthétique demeure toutefois séduisante pour des parents qui sans pouvoir dire qu’ils fussent convaincus, ont cependant affirmé leur volonté de “jeter un oeil” dessus, pas forcément directement, mais peut-être en soumettant l’idée à leurs enfants. Ces derniers resteront seuls décideurs, mais je parie que la possibilité d’avoir un contenu synthétique leur semblera intéressante. Il reste à déterminer dans quelle mesure ce type de proposition restera utile et fonctionnelle.
J’en reviens pour conclure à cette réaction, marquante, des parents, qui ne voient au final, dans le numérique, qu’un loisir à peine éducatif. Ils se méfient bel et bien du numérique. J’en tiens pour exemple, trivial certes, la punition suprême de la console de jeu ou de l’ordinateur confisqués à la moindre défaillance des résultats scolaires. N’est-il pas cocasse de constater alors que l’école insiste sur la valeur des plus-value du numérique quand les parents luttent contre son invasion à la maison ? Alors même que le serious-game devient un objet éducatif, il fatigue et désespère hors temps scolaire.
Je pense que mes réunions, parfois rébarbatives, parents/professeurs vont prendre une autre dimension dans les mois à venir, car il me semble important que tout le monde comprenne bien les enjeux et les avantages qu’il y a à proposer d’utiliser le numérique, qui envahit les foyers sans même les avoir avisés de ce qu’il pouvait y apporter.
Je me refuse de parler des notes, absences, email et menu de la cantine qu’ont à charge les ENT, mais ouvre le débat des contenus, progrès, résultats et axes de travail bien volontiers !
Pour ma part, nous ne faisons pas fausse route, mais il y a un risque à ne pas la tracer...
Dernière modification le lundi, 13 octobre 2014
Pinkowski Martial

Professeur/Développeur EPS iATiCE EPS 
Académie de VersaillesGEPEPS de Versailles PDAgogie.com

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