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Publié sur le site : Techniques innovantes pour l’enseignement supérieur - Accès 
Quand on parle MOOC, on mélange souvent plusieurs éléments. Il y a le cours lui-même qui a un début, une fin, des objectifs, un contenu. Ce cours est hébergé : ce peut être un site dédié ou une entrée chez un fournisseur de cours. C’est un peu la même chose que pour les blogs ou les wikis et les fermes correspondantes. Que ce soit un site ou un portail, il y a donc un logiciel, une plate-formequi assure le fonctionnement de ce site ou de ce portail.
Un des éléments importants pour un MOOC est de diffuser l’information, de faire de la publicité, de manière à ce que les intéressés potentiels puissent connaître son existence. Pour cela, tous les moyens sont bons. Des portails qui collectent et diffusent les différentes offres peuvent rendre un service précieux en mettant en relation offre et demande.
Et pour constituer un écosystème, il faut voir apparaître des services complémentaires qui donnent d’autres informations sur l’élément central, ici les MOOCs. Les dépôts de ressources sont des services préexistants : Youtube (ou ceci) avant tout, mais aussi OpenCourseWare, et lesuniversités numériques thématiques (qui ne seront sans doute pas aussi facile à utiliser que Youtube, car elles n’ont en fait pas été faites pour cela).
Le premier vrai service de l’écosystème est évidemment un service de collecte d’avis des participants et donc de notation des cours existants : c’est Coursetalk qui a ouvert cet aspect, mais il se base sur les cours annoncés par les fournisseurs principaux, et ne permet pas de rajouter d’autres sources pour l’instant (cela dit le code source est disponible et libre), mais cela peut évoluer, et très vite.
Détaillons un petit peu nos différents aspects :
Coté portailsclass central est un service tout simple qui permet d’accéder aux prochains cours des « grandes universités », mais on trouve également des listes comme celle de Stephen Downes, ou celle de connectivistmoocs qui semble être un simple formulaire google habillé. Les universités anglaises ont fait le choix de proposer le leur avec Futurelearn.
En termes de plate-formes, que vous pourriez installer sur votre propre serveur, toute solution de CMS (comme Drupal) ou LMS (comme Moodle, Spiral ou Claroline) pourrait faire l’affaire, mais elles n’ont pas vraiment été faites pour cela. La tendance est à l’accès simplifié, à l’ouverture, et aussi au cloud pour garantir la disponibilité et la montée en charge. Plusieurs projets plus modernes ont donc démarré :
  • Class2go de Stanford, qui a démarré très fort sur les MOOCs ;
  • Google Class Builder, car Google ne pouvait pas être absent de ce chantier de l’information ;
  • OpenMOOC vient d’apparaître qui confirme l’engagement de nos voisins espagnols ;
  • edX a été annoncé comme open source mais n’est pas disponible pour l’instant ;
  • vous pouvez aussi vous associer à l’initiative Mechanical MOOCde la P2PU ;
  • gRSShopper proposé par Stephen Downes est basé sur l’idée qu’un MOOC peut être distribué, et qu’un site de cours est un espace de republication personnalisé issu des flux des participants ;
  • à moins qu’une démarche plus ambitieuse nous permette de disposer de plate-formes plus complètes dans la démarche d’ouverture. C’est un peu la promesse de Claroline Connect.
 
Les fournisseurs de cours, en regroupant des cours assurent au cours proposés la visibilité du fournisseur, une plate forme pour construire et proposer le cours. Ils se présentent donc comme des portails de cours. Ces fournisseurs ont fait des choix de positionnement. Vous ne les choisirez donc pas n’importe comment :
  • on retrouve edX, l’instance Class2Gode Stanford  ;
  • Venture Lab, émane également de Stanford ;
  • Coursera se veut le fournisseur des universités, et a fait un gros travail pour attirer les « meilleures » ;
  • Udacity a fait le choix d’être un pur offreur de MOOCs, un « pure-player », met en avant le sujet de type universitaire, puis l’enseignant, et éventuellement une institution ;
  • Canvas Network propose à tout un chacun de proposer son cours. Il se définit comme une mise en réseau (que l’on suppose social) entre étudiants, enseignants et institutions. Il cherche donc à simplifier cette mise en relation ;
  • certains intègrent dans cette liste la Khan Academy, qui rentre dans le même mouvement de popularisation de cours en ligne ;
  • sans oublier la P2PU qui propose des cours ouverts depuis plusieurs années, avec une volonté d’ouverture et de collaboration plus grandes, dans la droite ligne des communautés libres.
 
Voilà, vous ferez donc maintenant la différence entre portail, fournisseur de cours, plate-forme logicielle.
Et comme d’habitude, vous pouvez m’aider à compléter cette liste.
Crédit photo : Little Planet – Work aerial platforms par mamasuco, licence CC-by-nc-sa
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Dernière modification le jeudi, 16 octobre 2014
Gilliot Jean-Marie

Enseignant chercheur au département informatique de Télécom Bretagne
Persuadé que le futur de l’école est numérique, je publie sur mon blogTechniques Innovantes pour l’Enseignement Supérieur. Vous pouvez également me retrouver sur Tiwtter : @jmgilliot
Thot Cursus a publié un interview "l’apprentissage passe par la réutilisation" qui me parait assez juste.

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