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Les jeux sérieux peuvent être considérés comme des compléments utiles à la formation traditionnelle touchant progressivement une plus grande diversité de domaines. À ce propos, les serious games sont peu à peu intégrés au sein du monde des bibliothèques.
Effectivement, comme nous l’indique le site Éduscol, une journée thématique a été organisée à l’ENSSIB par un groupe d’élèves conservateurs sur le thème des jeux sérieux en bibliothèque en octobre 2012. « L’objet de cette journée a porté sur la définition de la notion de serious game puis sur sa spécificité par rapport aux autres produits numériques que peuvent promouvoir les bibliothèques (jeux vidéo, réseaux sociaux…).
 
Il s’agit donc de sensibiliser les bibliothécaires, mais aussi les professionnels de la documentation, à la pratique et aux enjeux des serious games, autour des questions suivantes : comment les choisir ? Quels sont leurs avantages et leurs limites ? Comment monter un projet ? Quelles sont les médiations possibles ? » .
 
L’ensemble des communications est disponible sur le site de l’ENSSIB.
 
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Une interview de Thierry Robert, un des intervenants de cette journée, est également disponible sur le site de Savoirscdi.
Selon ce dernier, dans le fonds, le jeu peut être une porte d’entrée culturelle qui permet de mettre en relief l’ensemble des autres documents de la bibliothèque : livres, mangas, BD, etc.
 
Un jeu sérieux est un jeu qui n’a pas comme principal objectif le divertissement ou la récréation. Les jeux sérieux regroupent de façon très large des jeux pour la formation, des jeux pour l’éducation, des jeux pour la sensibilisation, etc.
 
Les jeux sérieux ne sont pas uniquement basés sur le concept des jeux vidéos, comme certains jeux de société qui font que les jeux sérieux s’intègrent plus aisément dans une bibliothèque.
Il n’y a pas de demande du public de jeux sérieux (ce type de document est très méconnu). Le jeu sérieux est plus demandé par les employés qui veulent donner un aspect éducatif aux jeux en bibliothèque.
 
Thierry Robert distingue également différents types de médiations autour des jeux sérieux.
Pour lui, la plus grande médiation vient avec la création d’une collection de jeux sérieux à l’intérieur d’un site web et leur mise en valeur par le biais des réseaux sociaux. Thierry Robert parle, dans ce cas, de médiation virtuelle soit le fait d’aller à l’usager par le biais du web.
Dans le cadre de la médiation humaine, Thierry Robert évoque la possibilité de créer une équipe d’animateurs et d’animatrices pour compléter l’utilisation du jeu dans des classes d’un programme de développement des compétences informationnelles intitulé « Bibliothèques à la rescousse ».
 
Par ailleurs, monter un projet de jeu sérieux nécessite un budget important. Dans le cas de Thierry Robert, le montant total s’est élevé à 20 000 euros sur une période initialement prévue à huit mois.
Du point de vue de la méthode pour aider au développement de la recherche on peut utiliser le jeu comme un outil de recherche : « quand on veut réussir le jeu, il y a des obstacles à vaincre » selon Thierry Robert.
 
La résolution de problèmes dans le cas d’un jeu vidéo traditionnel peut être un point de départ pour enseigner la recherche d’informations.
Pour enseigner les compétences informationnelles, il existe très peu de jeux sérieux que ce soit aux États-Unis ou en France.
Cependant selon l’opinion de Thierry Robert, les documentalistes peuvent aider à changer la vision du jeu comme un apprentissage alternatif, comme une autre façon d’apprendre qui n’est pas automatiquement didactique. Le jeu sérieux peut apporter une plus-value qui est souvent moins bien perçue par les enseignants.
 
L’intégration des jeux serait selon lui une très bonne approche parce que les jeunes apprennent énormément par la pratique.
 
@NicolasBusquet1 pour le collectif dix donc les docs ?
Dernière modification le mercredi, 19 novembre 2014
An@é

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