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L’expatriation des étudiants en médecine croît chaque année. Avec 18 à 20 % de réussite en 1ère année, l’option de la médecine internationale semble devenir plus attrayante pour les étudiants. Quelles sont les causes de cette expatriation massive et les vrais impacts d’une telle pratique.

Fuir un cursus réputé difficile

Ces étudiants qui font le choix de suivre leur cursus de médecine à l’étranger semblent avant tout fuir le numerus clausus. Ce fameux concours classant à l’issue de la première année de médecine est implacable. Non seulement le taux de réussite est très faible, mais le classement peut également pénaliser. Chaque année, près de 80 % des étudiants sont recalés au concours d’entrée en deuxième année. Parmi ceux qui réussissent l’examen, le classement détermine les possibilités de choisir la faculté comme la spécialité.

Pour éviter les problématiques engendrées par une formation médicale à l’étranger, il existe pourtant des prépas médecine comme celle d’Antémed. Cet établissement propose une solution alternative qui est de préparer sa première année de médecine dès la classe de terminale.

Cependant, l’expatriation permet aux étudiants en médecine de ne pas abandonner leur rêve professionnel. Il faut dire qu’ils ont l’embarras du choix puisque la Suisse, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, le Canada, la Roumanie, la Croatie ou encore la Hongrie acceptent des milliers d’étudiants français chaque année et sans passer de concours.

L’expatriation a également l’avantage de permettre aux étudiants de postuler directement dans leur pays d’accueil, souvent avec un salaire bien plus élevé que celui des jeunes médecins restés en France. La Suisse propose par exemple un salaire 3 fois plus élevé aux internes (4 000 euros en Suisse contre 1 500 euros en France).

Les contraintes d’une expatriation pour études

Les études de médecine à l’étranger nécessitent deux critères de base essentiels : la maîtrise de la langue du pays de destination et le coût total des études qui peut monter jusqu’à 15 000 euros par an et varie du simple au double en fonction du pays d’accueil. En outre, l’interruption immédiate du parcours en France entraîne l’impossibilité de reprendre le cursus français. Pour éviter de perdre cet avantage, il faudrait faire au moins une année d’internat en France.

Le niveau de compétences des internes ayant effectué leurs études à l’étranger inquiète également les professionnels de santé. Des étudiants formés à l’étranger ont déjà été exclus pour incompétence en 2014. D’autres étudiants n’ont même pas pu valider leur semestre en raison d’un manque d’autonomie. 

Ces mesures restrictives ont été prises pour servir d’exemple, mais également pour préserver la population française de praticiens jugés « dangereux ». D’autres mesures de contrôle de niveau sont prévues comme la restriction de l’accès au troisième cycle de médecine.

L’expatriation à l’étranger reste cependant une option intéressante pour les jeunes internes français qui représentent la grande majorité des étudiants recalés. Le phénomène est devenu tendance, mais il reste difficilement quantifiable. En effet, un grand nombre d’entre eux choisissent d’exercer à l’étranger après la fin de leurs études. La France reste dans une impasse, alors qu’une pénurie de médecins généralistes se profile à l’horizon.

Dernière modification le mercredi, 31 mai 2017
Elisabeth

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