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DANE de DIJON : Nous avons organisé récemment une journée de travail sur l’inter-degré avec des enseignants du primaire et du secondaire et des personnels des services supports (CARDIE, formation, CLEMI). La journée a été très riche alors nous nous faisons un plaisir de vous en relater le contenu et l’ensemble des ressources utilisées pour que vous puissiez la vivre chez vous. Bons échanges !

1 – Pourquoi la DANE s’intéresse-t-elle à l’inter-degré ?

a) Une culture numérique des élèves qui se construit tout au long de la scolarité

Ce concept d’inter-degré s’articule d’abord autour des apprentissages des élèves. Il est essentiel d’assurer une continuité et une progressivité des apprentissages tout au long de la scolarité. Nous avions défini précédemment (cf. le numérique dans l’éducation) deux objectifs liés au numérique qui définissent des apprentissages tout au long de la scolarité (et même de la vie) de chacun :

  1. Appréhender la société numérique avec toutes les questions liées aux usages, aux données personnelles et plus globalement à la culture numérique à laquelle nous devons initier tous les élèves.
  2. Intégrer un nouveau rapport au savoir qui nécessite de développer des compétences pour pouvoir apprendre toute la vie durant, en acceptant l’erreur et facilitant le partage, la co-construction et la publication de connaissances.

Dans ce contexte, il est essentiel de se soucier spécifiquement des transitions. En effet, on ne peut pas se permettre à chaque étape de faire table rase du passé et recommencer l’apprentissage depuis le début : c’est nier tout le travail réalisé par les élèves et par les enseignants !

b) Le numérique : un sujet d’étude mais pas une discipline scolaire

Le numérique est un sujet d’étude transversal qui concerne tous les enseignants, sans qu’aucun ne soit institué expert par sa discipline d’enseignement. Cette égalité des enseignants face au numérique facilite les échanges quel que soit le niveau auquel ils enseignent. Nous sommes tous légitimes pour partager nos pratiques, nos expériences, nos réflexions et nos questions et c’est un levier essentiel qui légitime l’action de la DANE à tous les niveaux d’enseignement.

c) La diversité : une richesse à exploiter

Il existe de nombreux contextes différents pour enseigner : maternelle, élémentaire, collège, lycée, supérieur, formation d’adulte, centre d’apprentissage, enseignement agricole, … Chaque milieu a ses spécificités propres, sa culture, son organisation mais l’enjeu est toujours le même : aider chaque apprenant à progresser. Cet enjeu commun nous rassemble et nous donne une direction globale commune. Maintenant, les démarches, les stratégies, les concrétisations sont différentes mais nous avons tout intérêt à les partager et les confronter pour les bonifier ! Nous sommes tous l’ami critique de notre voisin en apportant notre regard décalé à son travail. De plus, tous ces partages d’expériences, d’usages, d’organisation pédagogique ne sont pas forcément directement transposables mais ils sont toujours inspirants.

2 – L’organisation de la journée

Fort de ce constat, il nous semblait intéressant de proposer une journée de travail sur l’inter-degré en déclinant la thématique selon trois dimensions : 

  • Les représentations des participants, en animant un photo-langage ;
  • La réalité de ce qui se vit déjà en inter-degré, d’abord, en présentant le prix littéraire de la Fontaine d’Ouche, une action inter-degré qui dure depuis 2015, perdure et se développe (diaporama de présentation), puis en proposant d’écrire la recette de l’inter-degré ;
  • La prospective où les participants devaient proposer une organisation à partir d’une situation fictive stimulante : chaque enseignant de CM doit enseigner une demi-journée en collège et est remplacé par un enseignant de collège. Certains devaient travailler sur l’organisation pour les enseignants de primaire en collège et d’autres sur l’organisation pour les enseignants de collège en primaire. 

Chaque temps a été très riche, voici quelques photos prises lors de cette journée ainsi que les 4 recettes proposées et les 4 projets prospectifs.

 

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3 – Quelques constats à la fin de cette journée

Il est apparu dans le travail prospectif qu’une des deux situations proposées (enseignants de CM en collège) a beaucoup plus inspiré les participants. Ce constat peut être lié aux participants, aux groupes, aux consignes, aux situations proposées. Il serait intéressant de voir comment cela se vit dans d’autres contextes.

La situation fictive proposée pour ce temps prospectif a été considérée comme contraignante mais les propositions qui en découlent sont inspirantes.

Cette journée s’est déroulée autour de la liaison 1er degré – 2nd degré mais on devrait pouvoir l’adapter à de nombreux contextes : collège – lycée, lycée – enseignement supérieur, formation initiale – formation continue, …

La grosse difficulté à laquelle nous sommes confrontés est la méconnaissance réciproque du travail de chacun (contexte, contenu, organisation, démarche, …) et nous avons tout intérêt à nous rencontrer pour échanger et mieux nous connaître. Cela demande beaucoup de temps mais porte beaucoup de fruits !

4 – Le kit

Vous trouverez ci-dessous l’ensemble des éléments utilisés pour cette journée : 

Nous ne pouvons que vous conseiller de parcourir le Vadémécum pour une liaison école-collège efficace, une production du groupe départemental Cycle 3 de Haute-Savoie. Leur travail est très intéressant, il cadre bien les enjeux de cette liaison et devrait être inspirant même si vous travaillez sur d’autres transitions.

Lors des échanges, il a beaucoup été question d’observation de séance, de visite croisée et d’analyse de pratique. L’université d’Angers propose une charte et un guide d’observation intéressants pour cadrer des visites de séance, n’hésitez pas à les utiliser.

Que ce soit dans le cadre de l’ESPE, d’une journée thématique locale ou dans n’importe quel contexte, n’hésitez pas à utiliser, modifier, adapter toutes ces ressources et nous faire les retours que vous en avez. La situation fictive, base du travail prospectif, est à travailler/adapter avec attention pour être décalé avec le quotidien et par ce fait, un peu déstabilisant mais pas trop pour que les pistes étudiées ou les projets proposés soient ‘presque’ faisables : ainsi, une participante partageait à la fin de la journée : ‘On part d’une utopie mais ça devient possible !’

L’objectif est de donner envie aux participants de se lancer dans l’aventure  : Soyez créatif, vous ne le regretterez pas !

Article publié en Creative commons sur le site : http://dane.ac-dijon.fr/2018/06/08/un-kit-pour-travailler-linter-degre/
 

Jacques DUBOIS

Conseiller en Numérique Éducatif, Administrateur académique M@gistère
Délégation Académique au Numérique Éducatif
Rectorat de l'académie de Dijon - dane.ac-dijon.fr

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