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Le nouveau rapport publié par le Global Entrepreneurship Monitor (GEM) met en évidence une envie d’entrepreneuriat beaucoup plus prononcée au sein des jeunes dans la tranche d’âge 18 - 34 ans.

A travers les 5 régions du monde analysées les jeunes sont 1,6 fois plus ouverts à l’idée de se lancer dans un nouveau business que les adultes.

Le rapport met également en avant des variations considérables dans l’intention de monter une affaire et dans l’activité entrepreneuriale entre les régions étudiées : les jeunes de la région subsaharienne sont plus enclins à exprimer une intention de monter une affaire (52%) et à réellement en lancer une (28%) contrairement aux jeunes des pays occidentaux qui sont seulement 19%  à souhaiter entreprendre, et seul 8%  sont en réalité engagés dans une affaire entrepreneuriale. 

Nouveau rapport GEM : les jeunes plus entrepreneurs que les adultes  

Juillet 2015 - C’est officiel, les jeunes ont plus l’esprit d’initiative que leurs aînés. Le nouveau rapport GEM intitulé : « Potentiel futur – la perspective de GEM sur l’entrepreneuriat des jeunes en 2015 » et publié par le Global Entrepreneurship Monitor (GEM) met en évidence une envie d’entrepreneuriat beaucoup plus prononcée au sein de la tranche d’âge des 18 à 34 ans que dans les suivantes.  A travers les 5 régions du monde analysées : l’Afrique Sub-saharienne, le Moyen Orient et l’Afrique du Nord (MENA), le sud-est asiatique, l’Amérique Latine et Caribéenne et les pays occidentaux, les jeunes sont 1,6 fois plus ouverts à l’idée de se lancer dans un nouveau business que les adultes.

Le rapport a étudié des données récoltées entre 2012 et 2014 et a mis en lumière ce qui motive les jeunes entrepreneurs et ce qui peut avoir un impact sur leurs succès ou leurs échecs, à travers ces 5 zones géographiques.

Le Directeur Général de GEM, Mike Herrington, explique pourquoi le rapport a choisi de se centrer sur les jeunes : « le manque d’opportunités d’emplois, surtout parmi les jeunes, est un problème majeur dans le monde. La crise financière et le contexte économique mondial difficile ont exacerbé ce phénomène. Encourager les jeunes à se lancer dans des initiatives d’entrepreneuriat est aujourd’hui perçu comme un enjeu stratégique nécessaire pour les aider à entrer sur le marché du travail et exploiter leur potentiel de contribution à un développement économique durable. »

Le rapport de GEM vient combler le manque de fiabilité et de mise à jour des données et analyses sur le sujet de l’entreprenariat chez les jeunes dont cette faiblesse était un véritable obstacle au développement de ces jeunes entrepreneurs. Le rapport fournit une vue d’ensemble des méthodes de travail des jeunes entrepreneurs (de la tranche des 18 - 34 ans), articulée selon 3 variables principales : les différences intergénérationnelles, de genres et de zones géographiques.

Les caractéristiques des jeunes entrepreneurs

 Selon Thomas Schøtt, Professeur du Département Entrepreneurship and Relationship Management de l’Université du Danemark du Sud  et  auteur principal du rapport, bien que les jeunes de chacune des zones étudiées soient clairement plus actifs que les adultes, les recherches montrent que, les entreprises créées par des jeunes ne génèrent pas forcément toutes un grand nombre d’emplois (73% des entreprises dirigées par des jeunes de moins de 24 ans ne sont composés que d’une personne). En outre, les jeunes entrepreneurs ont moins de chance de diriger une entreprises qui aurait survécu plus de 3 ans et demi, alors que les adultes de plus de 34 ans sont 1,7 fois plus susceptibles de diriger une entreprise plus consolidée.

Les jeunes hommes ont 1,3 fois plus de chance de lancer une entreprise que les jeunes femmes et 1,6 fois plus de chance d’ouvrir une entreprise aboutie. Ils ont aussi deux fois plus susceptibles de créer des postes pour plus de cinq personnes, contrairement aux entreprises dirigées par des jeunes femmes.

Le rapport met également en avant des variations considérables dans l’intention de monter une affaire et dans l’activité entrepreneuriale entre les régions étudiées : les jeunes de la région subsaharienne sont plus enclins à exprimer une intention de monter une affaire (52%) et à réellement en lancer une (28%) contrairement aux jeunes des pays occidentaux qui sont seulement 19%  à souhaiter entreprendre, et seul 8%  sont en réalité engagés dans une affaire entrepreneuriale (quantifié selon un pourcentage d’une population adulte).

Thomas Schøtt montre que le message premier de la recherche de GEM est de trouver les moyens de rendre les jeunes entreprises plus durables, et, selon le contexte, d’identifier et de soutenir les secteurs à fort potentiel, qui créent beaucoup d’emplois.

« Nous avons besoin de trouver des moyens de tirer profit de la motivation des jeunes désireux de monter leur affaire mais qui manquent de compétences et de réseaux pour y aboutir avec succès. »

Qu’est-ce qui pourrait aider ou gêner les jeunes entrepreneurs ?

Au cours des seize dernières années, la recherche de GEM a joué un rôle crucial dans l’avancée de notre compréhension de la diversité entrepreneuriale à travers le monde et dans l’identification des stratégies appropriées pour soutenir et permettre l’entrepreneuriat dans différents contextes.

La constatation majeure est qu’il existe un lien très fort entre éducation globale et formation spécialisée dans le lancement d’entreprises et le comportement entrepreneurial. La recherche démontre donc que, dans toutes zones géographiques du monde, les jeunes ont désormais plus de chance d’avoir accès à l’éducation que leurs parents. Ainsi, la formation spécialisée dans l’entrepreneuriat dans les écoles a plus que doublé depuis une génération.

Cependant, le rapport conclut que globalement, beaucoup de mesures doivent encore être mises en place pour créer un environnement favorable pour les jeunes entrepreneurs, spécifiquement en ce qui concerne l’accès aux financements et aux infrastructures  informatiques. Les données montrent à l’exception des pays occidentaux et une partie de la région MENA, que  le potentiel d’Internet est sous utilisé comme espace de commercialisation avec seulement par exemple 16% des jeunes de la zone africaine sub-saharienne qui vendent leurs produits ou bien leurs services en ligne.

Mike Herrington conclut : « Appliquer des politiques et des programmes de soutien entrepreneurial adaptés, aiderait les jeunes qui accusent aujourd’hui le coup d’une économie mondiale alanguie, à concrétiser leurs projets. »

Contact Presse : Ilary Bottini, Agence Noir sur Blanc

Tel. 01 41 43 73 22 /E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

A propos de GEM

The Global Entrepreneurship Monitor (GEM) est l’organisme d’études le plus reconnu au monde sur l’entrepreneuriat. Lancé en 1999, en tant que projet commun entre Babson College (USA) et London Business School (UK), GEM est la source d’informations sur l’entrepreneuriat la plus riche et publie chaque année un large éventail de rapports globaux, nationaux et sur des « sujets spéciaux ».

GEM en quelques chiffres

16 ans de données

Plus de 200 000 entretiens par an

Plus de 100 pays étudiés

Plus de 500 spécialistes dans la recherche entrepreneuriale

Plus de 300 institutions académiques et de recherche

Plus de 200 institutions de financement

Autres constats importants sur le rapport 2015 de GEM sur l’entrepreneuriat des jeunes

EDUCATION

Les jeunes en Afrique sub-saharienne ont le niveau mondial le plus bas en termes d’éducation : un quart des jeunes en Afrique sub-saharienne ne vont pas au-delà de l’école primaire tandis que 55% n’ont pas fini l’enseignement secondaire.

INTRAPRENEURIAT

Les pays occidentaux ont les niveaux les plus bas en termes d’activité entrepreneuriale précoce et établie, mais le meilleur niveau en termes de comportement intrapreneurial (c’est-à-dire en termes de comportement entrepreneurial parmi les employés).

ENTREPRENEURIAT D’OPPORTUNITE

L’Amérique Latine et la zone caribéenne ont le plus fort taux d’entrepreneuriat axé sur l’opportunité.

EMPLOI

Les régions du sud de l’Asie présentent le pourcentage le plus élevé de jeunes entreprises qui créent de un à quatre emplois. La région MENA compte la plus grande concentration de jeunes entreprises et les projections de fortes croissances y dépassent de loin celles des autres zones; une entreprise sur cinq crée au moins cinq emplois.

DIFFERENCES DE GENRES

Les femmes sont plus susceptibles d’utiliser leur domicile comme lieu de travail (57% contre 45% chez les hommes), et moins susceptibles d’utiliser Internet comme espace de vente de produits et de services (35% contre 48% pour les hommes).

Dernière modification le vendredi, 31 juillet 2015
An@é

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