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Didier Hoff est responsable des activités Human Capital d’Ernst & Young, société d’Avocats et a la responsabilité de conduire la stratégie du groupe « Gestion des expatriés » et « Talent & Reward » pour la France, le Maghreb et le Luxembourg. 
Son expérience internationale lui permet d'intervenir auprès des directions générales, des directions des ressources humaines et des comités de rémunération des groupes internationaux afin de les de conseiller pertinemment sur la rémunération des cadres dirigeants et des salariés expatriés.

Didier Hoff s'est prêté au jeu de l'interview en répondant aux questions d'Icademie International, worlwide business school online, et nous apporte son éclairage sur l'évolution de la situation des expatriés dans le monde

Carrières internationales


Icademie International : Monsieur Hoff, vous êtes un spécialiste des ressources humaines, des cadres dirigeants et des salariés expatriés. Dans un contexte de crise économique, les médias parlent de plus en plus d'expatriation à l'étranger; diriez-vous que l'expatriation est une mode récente pour la nouvelle génération?

Didier Hoff : L’expatriation de salariés à l’étranger n’est pas une activité récente. Par contre, les types de mobilité ont fortement évolué ces 5 dernières années. Nous avons désormais des mobilités court-terme, du commuting, des mobilités pour les hauts potentiels et pour les jeunes en sus des mobilités long terme historiques.

Icademie International : Les grands groupes français qui expatrient leurs salariés privilégient-ils des destinations géographiques, certains pays qui se distinguent ?

Didier Hoff : De manière générale, les grand groupes suivent les projets commerciaux et expatrient de plus en plus dans des zones dites difficiles : soit dans des pays émergents ou des destinations où la sécurité/sûreté des salariés est moins difficile à appréhender. Ce sont souvent des zones à forte croissance économique.

Icademie International : Vous avez vous-même un profil international d'expatrié, avec des expériences aux Etats-Unis et au Royaume-Uni notamment. Quelles sont les raisons qui ont motivé cette mobilité ? Dans quelle mesure diriez-vous que ces expériences ont influencé la suite de votre carrière?

Didier Hoff : Ces expériences ont profondément influencé ma carrière en ajoutant une corde internationale à mes compétences. J’ai eu deux mobilités différentes : une première en début de carrière, de longue durée, et une seconde plus courte en milieu de carrière. Les deux m’ont beaucoup apporté en terme de maturité professionnelle.

Icademie International : Vous avez témoigné dans le dossier "Expatriation : quelles tendances en entreprise" du journaliste Emmanuel Langlois en novembre 2014. Vous y indiquiez notamment le fait que les grands groupes français sont de plus en plus nombreux à former un vivier de jeunes compétents prêts à s'internationaliser. Quel rôle jouez-vous dans l'accompagnement de ces politiques RH visant à s'ouvrir au monde en s'expatriant?

Didier Hoff : Nous travaillons depuis de nombreuses années sur la mise en œuvre de plusieurs politiques de mobilité internationale et notamment depuis quelques années sur les politiques de mobilité pour les jeunes diplômés qui sont plus axés sur le développement des carrières.

Icademie International : Quelles sont les problématiques que les multinationales peuvent rencontrer quant à leur recherche de profils qualifiés et formés à l’étranger ?

Didier Hoff : Les talents existent également à l’étranger et généralement il est aussi possible de trouver des problèmes de compétences techniques localement mais bien entendu ce commentaire est à affiner selon les industries. L’enjeu existe dans la possibilité pour le candidat d’appréhender les aspects culturels français et les différentiels de reporting qui peuvent exister par rapport à la culture locale des entreprises.

Icademie International : À vos yeux, les expatriés rencontrent-ils des obstacles spécifiques à leur situation dans le cadre de leur parcours et de leur évolution professionnelle?

Didier Hoff : Le principal souci de l’expatrié est la gestion du retour. Réintégrer les effectifs de la société d’origine est toujours une problématique surtout lorsque l’expatriation a été longue.

Icademie International : Icademie international, première worldwide international business school lancée en 2014 se positionne afin de pallier à ces enjeux de carrières en proposant un cursus adaptable à chaque étudiant et employeur, avec la possibilité de se former ou de former dans n'importe quel pays au monde. Un nouveau palier vers la facilitation de la mobilité des expatriés (et de leur conjoint, souvent en rupture avec leur plan de carrière) selon vous?

Didier Hoff : Effectivement la possibilité d’adapter sa formation à son parcours professionnel souhaité est un vrai plus. Il est désormais essentiel pour les jeunes de se former dans plusieurs pays afin de devenir des vrais managers internationaux et votre école permet d’associer un apprentissage technique à une immersion culturelle variée.

Interview de Didier Hoff par Icademie International

Dernière modification le vendredi, 08 décembre 2017
FARGUES Krystèle

Attachée de presse - Icademie

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