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Avec le clip vidéo " Liker c'est déjà harceler !" Rose Carpet dit Non au cyberharcèlement.

Les millenials, ces jeunes de 13 à 25 ans ainsi dénommés par les sociologues américains William Strauss et Neil Howe car nés avec ce nouveau millénaire sont des adeptes du Web 2.0 et des technologies numériques facilitatrices de la communication.

Réaliser et publier des photos ou des vidéos grâce aux réseaux sociaux est aujourd'hui pour ces jeunes d'une grande facilité avec ces outils particulièrement puissants et développés que sont les smartphones ou les tablettes. Adeptes des jeux vidéos et très sensibles aux effets spéciaux de la guerre des étoiles ils ont malgré tout souvent été bercés par des émissions de télévision cultes comme le Club Dorothée.

Ces mêmes réseaux sociaux sont aussi les vecteurs d'une dissémination très rapide de propos humiliants, agressifs, injurieux, souvent diffamatoires et discriminatoires, de menaces ou d'insultes, voire de propagation de rumeurs, caractéristiques des cyberviolences psychologiques.
Si les jeunes sont victimes de ce harcèlement , ils sont tout autant souvent témoins voire auteurs .

Le numérique ajoute au caractère violent de ces harcèlements la possibilité d'anonymat qui favorise le sentiment d'impunité pour le harceleur, et l'absence de limite temporelle pour la victime qui subit ces violences à toute heure du jour ou de la nuit .

  • Les enquêtes montrent qu'un collégien sur cinq est confronté aux cyberviolences. Au lycée, en 2015, 8,6% d'entre eux ont été injuriés ou moqués par téléphone portable, 7,5% l'ont été sur un réseau social et 4,1% ont été victimes de photos diffusées sur internet..

Les traces numériques persistantes de photos ou de vidéos sur internet constituent en effet un caractère agravant de la violence.

  • Les filles, sont davantage exposées à des formes spécifiques de cyberviolences, a caractère sexiste et sexuel. Elles sont en effet deux fois plus que les garçons victimes de rumeurs sur les réseaux sociaux, d'insultes sur leur apparence physique et trois fois plus de diffusion de photographies intimes sans leur accord.

Rose Carpet, la chaine YouTube lancée par le Groupe M6, destinée à un public féminin de « Millennials « sur une thématique mode et beauté, s'est engagée l'an dernier aux côtés d'e-Enfance contre le cyberharcélement avec un clip purement digital, " on nous lit nos méchants commentaires " Celui-ci s'appuyait sur les commentaires haineux reçus chaque jour par les Youtubeurs adorés des abonnées de la chaine.

Il offrait à la fois des figures d'identification positives pour les jeunes victimes et une mise en perspective de la violence des propos une fois incarnés pour les agresseurs. Il avait comme intention d'inviter les victimes à se départir de tout sentiment de honte, à parler et à chercher à l'aide.

  • Ce clip a atteint un peu plus de 1,5 millions de vues sur la chaine qui réunit plus de 800000 abonnés et génère plus de 10 millions de vues par mois.

Le ministère de l'Education Nationale et e-Enfance, compte tenu de ce succès ont confié la réalisation du clip vidéo de la campagne 2016 « Non au harcèlement » à Rose Carpet sur le thème « liker c'est déjà harceler ».

 

 

Dans cet entretien Valérie ACKAOUI directrice de Rose Carpet et Emmanuelle PATRY responsable produit vidéo chez M6 Web apportent quelque éclairage sur cette opération.

Rose Carpet, devenue un écosystème totalement digital, constitué de sa chaine Youtube, mais également d'un compte Facebook, d'un Instagram, d'un Snapchat pour du temps réel, et d'une plateforme mobile Victorious, présente aujourd'hui une offre éditoriale diversifiée à destination aux 13-25 ans, cœur de cible de la marque.

Ce même coeur de cible peut ainsi bénéficier des actions de prévention menées par l'association e-Enfance afin de rendre les jeunes responsables et acteurs de la lutte contre le cyberharcelement .

"Il ne faut évidemment pas relâcher l' effort mais il est intéressant de voir que les efforts payent" affirme la ministre de l'Education Nationale en commentant les résultats de l'enquête HBSC menée tous les quatre ans dans 42 pays auprès de collégiens qui montre une diminution des brimades subies ou agies , à savoir du harcèlement entre 2010 et 2014 pour la première fois en 20 ans.

 

Le harcèlement aurait diminué de 15% et le nombre d'élèves se déclarant auteurs, chez les filles comme chez les garçons a baissé de plus de 30%.

Enfin, la baisse la plus importante, 33% concerne les élèves de sixième, victimes de harcèlement.

Cela mntre que le travail engagé par les associations, par les victimes, de plus en plus nombreuses à témoigner, et par le ministère de l'Education Nationale commence à porter ses fruits.

Mais il faut poursuivre car c'est au quotidien que le harcèlement doit etre combattu.

Claude TRAN
Vice Président de l'An@é

Dernière modification le lundi, 16 janvier 2017
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis Vice Président de l’An@é, actuellement administrateur de l'An@é et de l'association Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

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