fil-educavox-color1

Le Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN) propose une synthèse dédiée aux agents conversationnels en classe, publiée dans le cadre de sa conférence internationale sur les usages de l’IA en éducation : un état des lieux scientifique des agents conversationnels en éducation, une analyse de leurs apports pédagogiques (personnalisation, inclusion, accompagnement), un éclairage sur les perceptions des enseignants, élèves et familles, des recommandations concrètes pour un déploiement éthique et responsable. Une ressource pour comprendre comment l’IA peut soutenir l’apprentissage sans se substituer au rôle essentiel de l’enseignant.

Introduction

Aujourd’hui on voit arriver dès le premier cycle de l’école de nouvelles disciplines en lien avec les nouvelles compétences à acquérir à l’ère de l’intelligence artificielle (IA). Que ce soit l’apprentissage des langues dans le contexte d’une mondialisation encore plus prononcée, l’apprentissage de l’algorithmique et du code informatique pour former les prochains citoyens éclairés et producteurs des technologies, ou encore le développement de compétences non techniques telles que l’expression orale, ces matières sont fondamentales mais ont également été historiquement peu développées et déployées dans notre système éducatif.


L’utilisation de tuteurs numériques intelligemment dimensionnés comme des agents conversationnels, utilisant de l’IA apprenante ou pas, peuvent venir assister le professeur dans son travail de transmission, et soutenir l’élève dans son apprentissage.

Ces tuteurs peuvent devenir un outil pédagogique puissant qui garantit un apprentissage inclusif sur tout le territoire. En parallèle, ces outils pédagogiques intelligents peuvent également venir soutenir un enseignement spécialisé et personnalisé pour des matières telles que les mathématiques, les langues vivantes, les sciences de la vie, ou encore le français afin d’optimiser l’accompagnement pédagogique en s’adaptant plus facilement au niveau de l’élève.

Le rôle du tuteur est de renforcer le lien entre l’élève et le professeur et non de remplacer le professeur dont les qualités pédagogiques viennent compléter les compétences techniques de la machine.

L’utilisation de ces agents conversationnels et plus généralement de l’intelligence artificielle en éducation soulève des questions tant sur la pertinence et l’efficacité de ces outils, l’impact sur l’élève et le professeur, que sur la collecte et le traitement des traces pédagogiques qui sont les données parfois personnelles des élèves.

Ce groupe de travail s'intéresse de près à ces agents conversationnels en classe tant sur le plan technique, le plan pédagogique que sur l’appropriation par les acteurs que sont les élèves et les professeurs. Cette étude est complétée par celle actuellement conduite par le comité éthique du ministère de l’Education nationale sur les enjeux éthiques des données collectées dans l’éducation.

Accès à la synthèse (56 pages)

 

Dernière modification le mercredi, 25 mars 2026
An@é

L’association An@é, fondée en 1996, à l’initiative de la création d’Educavox en 2010, en assure de manière bénévole la veille et la ligne éditoriale, publie articles et reportages, crée des événements, valorise les innovations, alimente des débats avec les différents acteurs de l’éducation sur l’évolution des pratiques éducatives, sociales et culturelles à l’ère du numérique. Educavox est un média contributif. Nous contacter.