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Le modèle sur lequel repose l'éducation en France est censé transmettre culture, connaissances et esprit critique. Mais cela suffit-il à préparer les jeunes à affronter une réalité de plus en plus complexe? La question est d'actualité.

Par Louise Tourret

Sommes nous armés intellectuellement pour comprendre le monde qui nous entoure, ses évolutions et les informations affolantes délivrées à travers des enquêtes sophistiquées? Des histoires d'aujourd'hui, comme celle des Panama Papers, qui impliquent parfois de la data, de la finance, et des mécanismes économiques complexes par exemple. Autrement dit, l’école a-t-elle fait le job en nous donnant les bons outils?

Des millions d’éducateurs se demandent chaque jour comment expliquer ce qui se passe dans ce monde de dingue. Au-delà des compétences de chaque parent à expliquer la complexité du réel, on peut légitimement s’interroger sur la capacité de l’école à prendre en charge cette nécessité alors que ces programmes sont modifiés une fois tous les cinq ans et organisés selon la même forme depuis des générations.

Adieu la finance

Bien sûr, les programmes scolaires ne sont pas faits pour comprendre l’actualité, mais ils peuvent aider à appréhender le réel. L’économie, par exemple. Tous les élèves de lycée n’en font pas et la discipline n’est approfondie qu’en série ES. De toute façon, dans tous les cas, la finance n’est plus au programme, très lourd il est vrai, de la filière économique. Elle a été retirée à la rentrée 2013 pour l'alléger.

Alors, faudrait-il parler de fiscalité et de paradis fiscaux aux élèves? «C’est un peu le cas lorsqu’on aborde les questions économiques européennes puisque le continent compte des paradis fiscaux», note Arnaud Parienty, prof de SES au lycéeMais les connaissances des élèves sont très relatives à leur milieu d’origine. Ainsi, en interrogation écrite, à la question «en quoi une hausse d’imposition des catégories les plus aisées peut-elle nuire à l’économie du pays?», l’exil fiscal et le recours à des intermédiaires a été donnée par presque tous les élèves alors que ces points n’avait presque pas étés abordé en cours.

Arnaud Parienty travaille à Neuilly.

Pour le prof d’éco, les travaux personnels encadrés (TPE) doivent pouvoir permettre de creuser des questions d’actualité –et dans ce cadre, en économie, la fiscalité et la finance internationale sont des points qui apparaissent souvent dans les travaux des élèves.

Suite de l'article sur le site : http://m.slate.fr/story/116447/panama-papers-ecole-comprendre-monde
Auteur : Louise Tourret

Dernière modification le jeudi, 07 avril 2016
An@é

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