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Les « Boussoles du numérique » ont accueilli cette année le lancement du Plan National de Formation piloté par le ministère de l’Education nationale. Il a  réuni de nombreux acteurs de l’éducation et de nombreux cadres académiques autour de trois ateliers d’échange sur  le thème de la pédagogie inversée. Ce fut l’occasion d’écouter le témoignage de plusieurs professeurs invités par la Délégation au numérique pour l’éducation.

Ces exemples riches et concrets ont illustré le travail réflexif que chacun d’entre eux a pu opérer sur sa propre pratique afin d’améliorer son enseignement.

Tous ont rebondi sur l’idée que le numérique permet de révéler d’autres modèles d’apprentissage et ainsi  de favoriser  un autre climat de classe.

On y a décrit des élèves acteurs, producteurs ayant envie d’apprendre. Des apprenants qui coopèrent et partagent.

Alors le numérique, est-il la seule explication ?

- Peut-être pas ou du moins pas seulement.

Car le vrai déclencheur de ces changements prend sa source  avant tout dans une expertise pédagogique du professeur,  une prise de conscience que quelque chose ne va pas : Le prof ne peut plus servir qu’à faire de la discipline ; les élèves en difficulté doivent trouver des réponses adaptées à leur besoin ; ils ne doivent plus s’ennuyer en classe.

Autant d’analyses qui ont suscités des envies de changement pour avancer vers une redéfinition de ce que doit être la pédagogie en classe :

-          Offrir un environnement favorable à l’apprentissage.

-          Accorder une place plus importante au questionnement et aux interactions langagières

-          Rendre à l’élève l’initiative de ses apprentissages

-          Renforcer son estime personnelle pour accentuer son sentiment de réussite

Une pédagogie active remise au goût du jour et facilité grâce et par le numérique.

Ainsi le professeur n’est plus seul à agir, en lâchant prise, en faisant confiance aux élèves, il accompagne des élèves plus autonomes qui coopèrent et apprennent entre pairs.

La clé de réussite de ce scénario se trouve certainement dans ces gestes de coopération à mettre en place progressivement dans la classe.

Le bruit, les déplacements motivés et cadrés par l’envie d’apprendre ensemble doivent être acceptés pour permettre une nouvelle organisation pédagogique.

Une pédagogie active avec un scénario qui débute à la maison par une posture de questionnement de l’élève, puis  se prolonge en classe par la recherche de réponse en petit groupe.  Le prof devient alors en présentiel, un guide, un médiateur, il soutient la réflexion et la mise au travail. Enfin, il invite l’élève à produire afin de reformaliser les savoirs acquis.

Une continuité ou l’élève, principal acteur, est engagé dans un projet d’apprentissage.

Cette démarche active est soutenue par la notion de plaisir retrouvé pour le prof tout comme l’élève.

Alors pour que « le numérique fasse école » comme l’a expliqué Philippe Meirieu ouvrons la classe à de nouvelles formes de scénarisation rendues possibles par des ressources, des services et outils numériques mais surtout des valeurs humaines partagées et à l’idée que l’éducation de tous ne peut se définir qu’au travers d’une culture commune.

Dernière modification le mardi, 20 octobre 2015
Alouani Malika

Conseillère pédagogique au numérique éducatif.

Délégation académique au numérique éducatif - Académie de Versailles -

 

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