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On croit parfois qu’une classe n’est qu’une juxtaposition d’individus regroupés par simple souci d’économie, tandis que l’enseignement idéal demeurerait le préceptorat. Le collectif serait alors un obstacle à des apprentissages conçus comme strictement individualisés… À l’opposé, certains imaginent que toute classe se constitue spontanément en collectif solidaire, pratique systématiquement l’entraide entre élèves et coopère sur des projets communs qui permettent d’accéder facilement à tous les savoirs scolaires…

Faire collectif pour apprendre

" Laurent Reynaud, en véritable enseignant-expert, démontre, dans cet ouvrage, que la classe est une formidable richesse pour les apprentissages mais que cela nécessite un important travail pédagogique de préparation, de régulation et d’évaluation. Il explique à quelles conditions le collectif permet, tout à la fois, de mobiliser les élèves, de favoriser la remise en question de leurs représentations, de leur faire intérioriser l’exigence de précision et de vérité, mais aussi de leur donner accès à la compréhension de phénomènes complexes…

En s’appuyant sur les questions concrètes que se pose tout enseignant, sur des exemples empruntés aux différentes disciplines d’enseignement, avec des propositions d’outils directement utilisables, il fournit un véritable « mode d’emploi » d’une école qui fait de la solidarité en actes un levier pour la progression de chacun et de chacune, en même temps qu’une institution soucieuse de former des citoyens capables de construire le bien commun.

Cet ouvrage novateur articule étroitement les didactiques des disciplines et la pédagogie de la coopération. Autant dire qu’il est un outil essentiel pour toutes celles et tous ceux qui veulent une école, tout à la fois, plus juste et plus émancipatrice. "

Philippe Meirieu

..."devant la survalorisation des libertés individuelles, on aurait tendance à considérer les temps collectifs au sein d’une classe comme quelque chose qui contreviendrait à l’épanouissement propre des élèves et relèverait plutôt de vieilles pédagogies, peu adaptées au monde d’aujourd’hui.

Ce serait bien évidemment une erreur.

D’abord parce que les questions d’éducations sont liées aux obligations d’une transmission culturelle, les élèves ne pouvant pas inventer tout ce qui a été construit avant eux, et dont ils auront besoin pour réussir leurs insertions professionnelles, sociales et personnelles.

Ensuite, parce qu’apprendre ne se résume pas à réfléchir et chercher. Apprendre est une action cognitive complexe : elle associe des temps individuels pour s’approprier les conditions d’un problème à résoudre à des temps de relations avec des personnes-ressources (en contextes scolaires, surtout des enseignants).
C’est principalement eux qui répondent aux questions que les élèves se posent.

L’ouvrage de Laurent Reynaud présente à merveille ce qu’un collectif scolaire peut apporter à des élèves."

Sylvain Connac

https://www.esf-scienceshumaines.fr/education/415-faire-collectif-pour-apprendre.html

An@é

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