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Ce débat, animé par Romain Musart, journaliste à la Voix du Nord, réunissait au Grand Barouf à Lille, Ioana Manolescu, directrice de Recherche à l’INRIA, professeure à l’Ecole Polytechnique, et Eric Scherer, Directeur de l’Innovation et de la Prospective de France Télévisions, après avoir été Directeur de la Stratégie de l’AFP. Il publie chaque semestre un Cahier de Tendances nouveaux médias.

Une réalité en expansion !

 

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Eric Scherer a exprimé une approche positive de la future loi contre les fake news, « nécessaire pour protéger notre démocratie contre les ingérences extérieures » et pour encourager les plateformes pour sortir les informations « bidons ». Ce phénomène est croissant au-delà de ce qui c’est passé au cours des campagnes d’élection présidentielle aux Etas unis et en France, ainsi que durant le Brexit. Sur l’audio-visuel il faut être attentif au contrôle des médias et permettre d’être juge de ce qui est vrai ou faux. Cette loi permettra de retrouver la fiabilité de l’information.

 

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Ioana Manolescu indique qu’il ne faut pas rêver car des « infections » de médias existent et cela très rapidement : « En 24 heures le mal est fait ». Il ne faut pas rêver, mais être attentif. L’arrivée des réseaux sociaux où « tout le monde parle » est révélatrice de cette nouvelle donne.

A l’évidence les questions de cette « guerre » médiatique est mondiale, sinon centrale pour notre société. Il est donc suggéré de prendre son temps pour réfléchir aux mécanismes des fake news, sinon on court derrière des bêtises.

Le papier, les journaux classiques ne sont pas épargnés par cette démarche des fausses informations, d’autant plus que les réseaux sociaux sont des caisses de résonances qui fonctionnent fort bien.

Armons-nous, nous les citoyens !

Il a été fait allusion, sans problème aux GAFAM, qui eux n’ont pas peur de faire fonctionner l’émotion via les informations. Leur engagement a été rappelé.

Il est donc suggéré que s’installe en France des entreprises, des associations, des tiers lieux qui proposent de mettre en place des mécanismes permettant de « vérifier » l’ensemble des informations. La prise en compte par « l’émotion » des citoyens doit être contrebalancé par des démarches de « vérification » sensée remettre en place les vérités sociétales.

Ce fossé qui peut exister entre les médias et la société est intégré dans la formation des futurs (e)s journalistes, dans les écoles de journalistes.

Il est préconisé de se réapproprier les gestes qui sauvent l’information. Il faut toujours vérifier, croiser, échanger. Bref il faut « armer » les citoyens et développer leur esprit critique en amplifiant une éducation aux médias, tous les médias justement au moment où Intelligence artificielle et robotisation de la société s’installe.

Question récurrente : l'éducation aux médias ...Pour qui ? Comment ?

Dernière modification le mercredi, 09 mai 2018
Desvergne Marcel

Citoyen numérique mobile, vice-président de l’An@é, responsable associatif accompagnant le développement numérique. Directeur du CREPAC d'Aquitaine,  Délégué général du Réseau international des universités d'été de la communication de 1980 à 2004, Délégué général du CI’NUM -Entretiens des civilisations numériques de 2005 à 2007, Président d’Aquitaine Europe Communication jusqu’en 2012. Président ALIMSO jusqu’en 2017, Secrétaire général de l’Institut du Goût de la Nouvelle-Aquitaine.

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