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Comment améliorer le niveau de la majorité des élèves, tout en prenant en compte la diversité des publics ? Telle est la question cruciale qui secoue le petit monde de l’éducation. La liberté pédagogique est désormais actée, chaque professeur est libre de choisir les méthodes qui lui paraissent le mieux adaptées aux besoins de ses élèves.

Mais, que constatons-nous en particulier dans nos collèges et nos lycées? L’accompagnement pédagogique est souvent inexistant, la formation continue sinistrée, la recherche, accusée d’être déconnectée des réalités du terrain. Le système concède toutefois quelques marges de manœuvre en matière d’autonomie aux établissements dont certains s’emparent quand d’autres rechignent à la mettre en œuvre. 

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Depuis un quart de siècle pourtant, l’Education nationale tente de démocratiser l’enseignement mais elle se heurte à l’idée dominante que, pour être égalitaire, programmes, méthodes, organisations doivent être pensés à partir des capacités supposées de « l’élève moyen ». C’est cette conviction qui suscite le rejet des réformes visant à donner plus d’autonomie aux établissements, à travailler sur les compétences, à encourager l’initiative, le travail en équipe.

Seul compte le temps passé en salle de classe. Résultat : la France figure en bonne place parmi les pays de l’OCDE avec un taux élevé d’élèves en difficulté que n’arrivent plus à compenser les performances de l’élite scolaire. Pour la seule raison que « l’élève moyen » n’existe pas.   Vive la diversité !!!

Dernière modification le mardi, 16 juin 2015
Figeac Patrick

Proviseur honoraire, bénévole à Radio 4 en Lot-et-Garonne, président d’une association intermédiaire par l’activité économique, auteur. Pour retrouver les chroniques sur http://www.radio4.fr/radio rubrique "Magazine", puis "Paroles".

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