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Chaque année, à la même   époque, revient cette complainte à propos du baccalauréat: le niveau baisse, cet examen est donné à tout le monde avec « la complicité des correcteurs et le renoncement des responsables de l’Education nationale. » Alors, ce diplôme est-il vraiment bradé, sacrifié sur l’autel de la massification?

Beaucoup de professeurs le pensent, pointant du doigt la hausse quasi ininterrompu du taux de réussite.      

 

Gagner ainsi 15 points en moins d’un quart de siècle, sans réviser les exigences à la baisse? Alors que les comparaisons internationales montrent une dégradation des performances de notre système éducatif?

Il est vrai que les épreuves auxquelles il est fait référence ici concernent l’ensemble des élèves âgés de 15 ans, et qu’un quart d’une classe d’âge ne parvient toujours pas à le décrocher .

En réalité, il n’existe pas un baccalauréat mais plusieurs avec des voies, des séries censées tenir compte des différentes formes de talents y compris manuelsl. Mais toutes se valent-elles? D’un point de vue académique, sans doute pas comme le montre l’échec massif des bacheliers professionnels qui s’inscrivent à l’université. Reconnaissons toutefois qu’un bac pro a davantage de chance de trouver du travail qu’un bac général.

Souvent critiqué pour sa lourdeur, son coût, le bac reste un monument. Procéder à des ajustements, redéfinir le contour des séries, oui. Mais, le supprimer? Personne n’est encore prêt à envisager sérieusement cette hypothèse !!!

Dernière modification le dimanche, 12 juillet 2015
Figeac Patrick

Proviseur honoraire, bénévole à Radio 4 en Lot-et-Garonne, président d’une association intermédiaire par l’activité économique, auteur. Pour retrouver les chroniques sur http://www.radio4.fr/radio rubrique "Magazine", puis "Paroles".

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