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En 2012, François HOLLANDE l'avait promis: la jeunesse serait placé au coeur du quinquennat. Alors que celui-ci s'achève et que les grandes mesures en la matière se sont faites rares, 14 jeunes âgés de 9 à 17 ans composent désormais le collège des enfants du Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge.

Pour la première fois, des mineurs vont émettre des avis officiels non contraignants sur des projets de loi qui les concernent.

L'idée d'écouter les enfants résulte de l'individualisation croissante de la société. Alors que dans les années 20, la conception même du bonheur passait nécessairement par la famille, à partir des années 60, émerge la notion de bien-être individuel. Peu à peu, l'enfant devient un sujet de droits particuliers, comme les femmes, comme les malades, avec cependant une nuance de taille.C'est certes une personne comme une autre mais, pas tout à fait, puisqu'il doit être protégé des adultes car c'est un être en construction.

Leur donner la parole est une avancée à condition cependant qu'ils aient des moyens d'action. L'écueil serait de ne déboucher que sur de belles intentions peu suivies d'effets. L'expérience des conseils municipaux de jeunes est à cet égard éclairante. Peu d'entre eux disposent d'un budget qui permette de trouver des débouchés concrets aux idées avancées.

L'avenir nous dira si la jeunesse compte vraiment dans notre société. C'est une question essentielle si nous voulons demain avoir des adultes responsables, soucieux du bien commun.

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Dernière modification le vendredi, 24 février 2017
Figeac Patrick

Proviseur honoraire, bénévole à Radio 4 en Lot-et-Garonne, président d’une association intermédiaire par l’activité économique, auteur. Pour retrouver les chroniques sur http://www.radio4.fr/radio rubrique "Magazine", puis "Paroles".

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