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De nombreux cas de pédophilie entachent le monde de l’éducation. Et, comme à l’accoutumée, le Ministère condamne ces actes odieux tout en soulignant qu’ils restent minoritaires et qu’il convient de ne pas jeter l’opprobre sur l’ensemble de la profession. Ce procédé vise avant tout à dédouaner l’institution scolaire de certains dysfonctionnements et d’en minimiser l’ampleur.


Il est vrai que l’Education nationale ne sanctionne que très rarement celles et ceux qui dérogent à leurs obligations comme malheureusement elle ne reconnaît que peu souvent les mérites de celles et de ceux qui innovent, s’investissent dans l’ombre de leur classe. En fait, l’institution se protège et veut donner à l’opinion publique une image positive. Ce qui est dommage , c’est son indifférence à l’endroit des enfants qu’il s’agisse de la violence, du racket, du bizutage, du harcèlement. Tous ces dossiers sont des priorités tant que dure la pression médiatique et puis, lorsque les feux de l’actualité s’éteignent, la vigilance s’estompe peu à peu jusqu’au prochain fait divers.

Les coupables sont sanctionnés, c’est normal, la justice doit punir durement celles et ceux qui enfreignent la loi, mais, souvent, trop souvent, les peines encourues par leurs auteurs permettent de taire la responsabilité de l’institution à l’encontre de ceux qui sont sacrifiés : les enfants!!!

Figeac Patrick

Proviseur honoraire, bénévole à Radio 4 en Lot-et-Garonne, président d’une association intermédiaire par l’activité économique, auteur. Pour retrouver les chroniques sur http://www.radio4.fr/radio rubrique "Magazine", puis "Paroles".

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