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Le "Mammouth" est plutôt habitué à aborder sa rentrée en douceur. Là, en trois mois de vacances, il a fallu se préparer à dédoubler les classes de CP en REP, à faire marche arrière sur les rythmes scolaires, à retrouver les classes bilingues et les langues anciennes. Le Ministre veut vite tourner le dos aux réformes initiées par son prédécesseur, et envoyer des signes forts à un électorat plutôt réticent aux idées de gauche.
Ce sont les classes aisées qui vont "saluer" le retour du latin et du grec. Ce sont elles aussi qui applaudissent lorsque le Ministre annonce qu'il veut tordre le cou à la fameuse "Méthode globale". Sauf que le latin et le grec n'ont jamais vraiment disparu et que la Méthode globale n'est plus employée. Quant aux rythmes scolaires, ils ont été la bête noire des municipalités qui ont traîné les pieds pour les appliquer. Le coup d'éponge sur cette réforme ressemble aussi à un clin d'oeil politique.
Mais il existe dans son programme, à peine esquissé, d'autres copies délicates et des idées fortes: l'autonomie des établissements, la réforme du baccalauréat, annonciatrice d'une sélection à l'entrée de l'université.
Le Ministre est prudent, il évite d'ajouter dans le brasier annoncé de la rentrée sociale, d'autres sujets toujours inflammables que sont les grandes colères scolaires.
Patrick Figeac
Dernière modification le mercredi, 13 septembre 2017