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La revue Hermès se consacre depuis 1988 à l'étude du champ de la communication. Fondée et dirigée par Dominique Wolton, elle est hébergée par le CNRS et publie trois numéros par an. Deux collections de livres (« Les Essentiels d'Hermès » et « CNRS Communication ») complètent la revue. Ce texte est la suite de l’article « Continuités et discontinuités pédagogiques face à la numérisation de l’école ». Dans ce second volet, les auteurs, Jacques Mikulovic, professeur en STAPS et Vincent Liquète, professeur en sciences de l’information et de la communication proposent quelques pistes de travail et de réflexion pour l’école à la suite du confinement et de la généralisation temporaire de l’école à distance.

Repenser notre relation à la temporalité et aux espaces éducatifs

Cette expérience injonctive nouvelle de l’enseignement à distance, au nom de la continuité pédagogique, à resituer dans la somme des expériences passées, a sa pertinence, mais des failles sont à combler afin de transformer durablement l’ensemble de nos pratiques sans perdre de vue l’apport indispensable d’une dynamique collective entre élèves au sein de laquelle la communication et l’altérité redeviennent cruciales. Ainsi, plusieurs idées mériteraient d’être testées.

1- Se donner du temps en changeant la temporalité éducative, en mettant en concordance l’année scolaire avec l’année civile

Au regard des reports successifs des examens, des concours, mais surtout du retard accumulé chez certains élèves, pourquoi ne pas profiter de ce décalage temporel pour basculer vers un nouveau rythme scolaire articulé sur l’agenda de l’année civile. Rien de révolutionnaire, le calendrier austral fonctionnant de la sorte.

Il s’agirait, pour cette année, de poursuivre notre année scolaire jusqu’en décembre, desserrant ainsi l’étau des différents échéanciers et permettant les adaptations indispensables liées aux exigences sanitaires.

A terme, si ce modèle s’avérait pertinent on pourrait imaginer une période de vacances d’été réduite (du 14 juillet au 20 août par exemple), d’allonger la durée des vacances de Noël, et profiter du décalage qui nous est imposé pour allonger le nombre de journées d’école tout en réduisant la charge quotidienne de cours, pour laisser la place au temps d’échange, d’activités culturelles, sportives, à des projets et initiatives portés par les élèves.

Cette « nouvelle » temporalité, qui se devrait d’entrer en synergie avec de nouveaux calendriers sportifs, culturels ou associatifs, serait susceptible d’aider à repenser le rôle éducatif de chaque acteur partenaire de l’école.

2- Pour une temporalité des apprentissages pour chacun

Accéder à l'article :

https://hermes.hypotheses.org/4166

Dernière modification le jeudi, 25 juin 2020
Desvergne Marcel

Citoyen numérique mobile, vice-président de l’An@é, responsable associatif accompagnant le développement numérique. Directeur du CREPAC d'Aquitaine,  Délégué général du Réseau international des universités d'été de la communication de 1980 à 2004, Délégué général du CI’NUM -Entretiens des civilisations numériques de 2005 à 2007, Président d’Aquitaine Europe Communication jusqu’en 2012. Président ALIMSO jusqu’en 2017, Secrétaire général de l’Institut du Goût de la Nouvelle-Aquitaine.

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