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C’est certainement un des métiers les plus connus ou les plus répandus pratiqué cette année par environ 12 125 300 personnes en milieu scolaire. Ce métier d’élève est très ancien, transmis de génération en génération et on dit même qu’il remonterait jusqu’à l’époque de Charlemagne ! Comme tout métier, il a évolué bien-sûr et... évalué aussi.
On peut y faire carrière très tôt, occuper son premier emploi d’élève dès l’âge de 2 ou 3 ans et ce, partout en France dans la mesure où se trouvent à proximité des lieux appelés établissements scolaires. Mais il est possible de le pratiquer comme beaucoup de métiers à domicile, c’est-à-dire faire école à la maison mais c’est plus rare. Attention, contrairement à d’autres emplois, ce ne sont pas le(s) diplôme(s) qui permet(tent) d’accéder au métier d’élève mais le métier d’élèves qui permet d’accéder au(x) diplôme(s) !
 
 
Juridiquement, c’est un peu comme un contrat à durée déterminée qui serait renouvelable par tacite reconduction jusqu’à l’âge de 16 ans minimum mais plus si souhaité. Le plan de carrière passe alors d’écolier à collégien, lycéen ou apprenti, étudiant comme une promotion avec l’âge. Même après l’avoir quitté, on peut y revenir à n’importe quel âge, on parlera alors d’élèves stagiaires, d’élèves en formation ou d’élèves étudiants tout simplement. Pour les plus nostalgiques, ils pourront s’associer en tant qu’anciens élèves de la première heure de classe ! Mais d’une manière plus générale, chacun restera plus ou moins élève à vie car nous sommes toujours l’élève de... quelqu’un !
 
 
Il est important de rappeler aussi que ce métier nécessite bien souvent une grande capacité d’adaptation et d’intégration étant obligatoire pour tous (a-t-on toujours la vocation d’être élève ?), un sens de relationnel avec l’adulte ou des personnes de sa génération, le pouvoir de travailler seul ou en équipe et une résistance physique pour un métier bien assis avec des journées bien remplies. Par contre, on n’y parle pas salaire même s’il existe des heures supplémentaires (imposables ou imposées ?) qu’on appellerait devoirs ou leçons du soir mais la confusion demeure parfois. 
 
 
Terminons enfin par cette question posée à des élèves de maternelle encore jeunes dans le métier et à qui l’on demandait ce qu’ils voudraient faire plus tard. L’un d’eux répondit : "Je voudrais faire... vieux !"
Normal, puisque c’est le métier en devenir de chacun(e) d’entre nous et là aussi, comme le métier d’élève, il n’y a pas forcément de formation préparatoire !
 
 
G. Després (professeur des écoles CE2)
Després Gaëtan

Gaëtan Després, Professeur des écoles, enseigne depuis plus de 20 ans aussi bien en maternelle qu’en primaire dont 8 années en direction d’école et publie sur Educavox des billets d'humour sur l'univers scolaire illustrés par Mickaël Roux et Dawid auteurs de bandes dessinées.

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