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Hubert Guillaud,  Éditeur de formation, journaliste et rédacteur en chef d’InternetActu.net, le média édité par la, Fondation Internet nouvelle génération, www.fing.org propose une analyse pertinente sur notre société liée à Zoom.

" Alors que nous voilà plus ou moins déconfinés, notre expérience de Zoom est appelée à s’alléger. Pas si sûr !...

Car même si la seule évocation de son nom vous provoque des crises d’urticaire, il est probable que Zoom soit là pour rester. Pourquoi allons-nous devoir nous habituer à cohabiter avec ce nouvel « ogre » de nos télévies ? "

Six grandes interrogations sont formulées :

● L’avenir de Zoom : la vidéosurveillance de notre intimité ?

● L’avenir de Zoom : un panoptique toujours plus disciplinaire.

● Zoom est là pour rester, car le télétravail est là pour rester !

● Zoom, nouveau GAFAM ?

● Zoomer où se déplacer ? Vers un internet toujours plus télévisuel !

● La zoomification : nouvelle ubérisation !

● L’avenir de Zoom : la vidéosurveillance de notre intimité ?

Il explicite les systèmes qui permettent d’envisager l’avenir des services de visioconférence qui s’annonce comme une surveillance sans précédent de nos interactions. Un peu comme si, avec Zoom la vidéosurveillance entrait réellement dans nos salons.

● L’avenir de Zoom : un panoptique toujours plus disciplinaire.

Il propose de prendre en compte 8 structures nationales ou internationales qui proposent une adaptabilité dans les disciplines de notre société.

● Zoom est là pour rester, car le télétravail est là pour rester !

Il insiste sur la crise qui a accéléré le recours au télétravail et le télétravail ne va pas s’arrêter avec la fin de la pandémie, pour autant qu’elle se termine vraiment un jour ! La « télé présence » partiellement ou principalement à domicile sera nettement plus importante qu’avant la crise.

● Zoom, nouveau GAFAM ?

Il rappelle que la crise sanitaire a fait voler en éclat la morosité de l’économie numérique. Les entreprises du numérique sont désormais à la fête, celles de la livraison bien sûr, mais également celles qui proposent des services numériques sur lesquelles le monde s’est précipité.

● Zoomer où se déplacer ? Vers un internet toujours plus télévisuel !

Il suggère que le télétravail a montré que les déplacements et la mobilité étaient peut-être bien plus dispensables qu’on ne le pensait jusqu’alors. Confrontées à des choix économiques plus marqués, notamment du fait des contraintes économiques liées à la crise à venir, les organisations ont découvert le potentiel d’économie que permet le travail à distance.

● La zoomification : nouvelle ubérisation !

Il conclut en affirmant que Zoom est désormais partout. Il a colonisé (certainement plus rapidement encore que bien d’autres outils) nos pratiques numériques. Il a dévoré le monde réel, comme disait Marc Andreessen. La crise pandémique a accéléré le recours à l’internet permettant aux acteurs du numérique des records financiers inégalés.

En se dotant d’un nouvel outil, d’une nouvelle plateforme, le capitalisme numérique étend à nouveau sa portée et son pouvoir. Travail, école, santé, sport, culture… tous les secteurs sont désormais dévorés par la Visio prolongeant et renforçant des évolutions qui lui précédaient.

Prenons le temps de lire et relire cet article qui permet de penser et organiser notre avenir. Il est judicieux de penser le monde de demain, avec ses complexités, plutôt que de se référer au monde d’hier.

http://www.internetactu.net/2020/12/18/coince-dans-zoom-44-pourquoi-allons-nous-y-rester/

La série « Coincés dans Zoom » :

 

Dernière modification le mardi, 05 janvier 2021
Desvergne Marcel

Citoyen numérique mobile, vice-président de l’An@é, responsable associatif accompagnant le développement numérique. Directeur du CREPAC d'Aquitaine,  Délégué général du Réseau international des universités d'été de la communication de 1980 à 2004, Délégué général du CI’NUM -Entretiens des civilisations numériques de 2005 à 2007, Président d’Aquitaine Europe Communication jusqu’en 2012. Président ALIMSO jusqu’en 2017, Secrétaire général de l’Institut du Goût de la Nouvelle-Aquitaine.