Par conséquent, leur décision de se satisfaire de l'information trouvée ou de poursuivre leur recherche se base sur des critères trop souvent arbitraires. Ce constat paradoxal a des répercussions pédagogiques, car les difficultés peuvent être limitées par le développement d'un rapport plus complexe des élèves à la connaissance.
Article publié par Tiffany Morisseau - Doctorante au laboratoire Langage, Cerveau et Cognition (CNRS Université Lyon 1 FRE 3406) et diplômée de l'École supérieure de commerce de Nantes/Audencia.
Internet est devenu le moyen privilégié des élèves pour trouver des informations, en particulier dans le cadre d'un travail scolaire. Obtenir de l'information correspondant à un mot-clé à partir d'une requête sur un moteur de recherche est en effet relativement simple, et pourtant trouver des réponses pertinentes à une question donnée est une tâche qui reste difficile parce que les élèves (comme beaucoup d'adultes) sont confrontés à des biais de jugement au moment d'évaluer l'information (le concept d'évaluation de l'information peut être défini, selon Alexandre Serres de l'université de Rennes 2, comme l'analyse de quatre éléments : la fiabilité de la source, la qualité du contenu, la cohérence de l'organisation, la pertinence de la présentation ; qui font appel à différents domaines de connaissances et qui, comme le rappelle l'auteur, sont loin d'être partagés par tous). Il est cependant possible d'apprendre aux élèves à dépasser les biais de jugement en développant leur esprit critique.
Des recherches menées depuis les années 1990 ont permis de mieux comprendre le rôle de certains facteurs individuels dans l'attitude des élèves face à l'information. En particulier, il a été montré que les croyances individuelles sur la manière dont nos connaissances se forment et s'organisent, dites « croyances épistémologiques », influencent notre évaluation de l'information.
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Crédit photo : JRBrousse An@é Dernière modification le mercredi, 22 octobre 2014