fil-educavox-color1

Didier PAQUELIN est professeur à l’Université Michel Montaigne Bordeaux 3. Il enseigne à l’Institut des Sciences de l’Information et de la Communication.
Il est le fondateur et directeur du projet RAUDIN 
(Recherches Aquitaines sur les Usages pour le Développement des dispositifs Numériques), programme de recherche Européen qui s’inscrit dans l’axe 2 du programme FEDER. Dans la conférence qu’il donne au CDDP de la Gironde, intitulée "Enseigner, Apprendre à l’ère du Numérique", il nous fait part de ses réflexions de chercheur au MICA.
Il faut redonner aux apprenants le plaisir d’apprendre dans un objectif de pédagogie de la réussite et pour cela donner aux enseignants le plaisir d’enseigner ; le numérique le permet affirme-t-il.
 
Les enfants s’ennuient à l’école car, habitués à un monde de l’immédiateté, ils ont d’autres attentes. Mettre de la porosité entre l’école et le monde c’est, dit-il, assurer la continuité du processus d’apprentissage.
 
Mais il est aussi utile, et l’école doit le permettre, d’inscrire en rompant le flux, des temps de déconnexion qui assurent la distanciation, la réflexion, la construction. Ainsi l’école peut donner du sens.
Initier à cette distance critique, comprendre ce qu’il y a derrière les écrans, c’est permettre aux jeunes de découvrir l’invisibilité de l’internet.
 
L’initiation au code, aux algorithmes, c’est comprendre comment sont générées les informations qui sont proposées et comprendre les conséquences des traces qui sont laissées dans cette société du data qui se substitue à la société du savoir. Un clic, dit-il « c’est une donnée qui est transformée en information, à un usage qui nous échappe complètement, notamment dans une dimension globalisée du traitement de ces données. »
 
Il regrette notre perte de mémoire et que peu de travaux soient menés pour réinscrire pour le futur les enseignements des expériences passées .Depuis 40 ans les discours sont récurrents et les équipements se sont superposés aux autres.
 
Les enseignants, dans la sphère privée, sont des praticiens du numérique.Mais ils ne transfèrent pas ce savoir faire au niveau professionnel. Le modèle de reproduction de l’Éducation et les effets disciplinaires sur les usages en sont les principales causes. Les ESPE devront renforcer ces pratiques et veiller à redonner de l’enthousiasme aux enseignants.
 
Que de chemin à faire encore !
 
Claude TRAN
Crédit photo : Dealers de Science
 
Didier PAQUELIN

Dernière modification le vendredi, 12 mai 2017
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis Vice Président de l’An@é, actuellement administrateur de l'An@é et de l'association Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.