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les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles de l’enseignement public peuvent permettre de relever ce défi.

Bruno JEAUFFROY est président de l’UPS qui regroupe la quasi totalité des professeurs de Mathématiques, Physique, Chimie des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles scientifiques.

Cette association qui compte parmi les association de professeurs de CPGE se donne entre autres pour objet de "promouvoir un enseignement de qualité" dans ces classes scientifiques de l’enseignement public, de "s’assurer de l’égalité des chances des étudiants de ces classes", de "veiller à une répartition équitable des moyens" permettant la réalisation de leurs missions.

Bruno Jeauffroy est lui même professeur de physique au lycée Fénelon à Paris.

L’UPS a décidé de s’exprimer à l’occasion de la publication du rapport sur la relance de l’ascenseur social par l’enseignement supérieur remis au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche le 20 mars dernier, par Madame Salima SAA, Présidente de l’Agence pour la Cohésion Sociale et l’Egalite des chances.

Ce rapport constate que la source de la sous-représentation des CSP intermédiaires en CPGE est plutôt due à la "distillation" des classes sociales par le collège et le secondaire vers les différentes filières, générales ou technologiques notamment. Il pointe " des idées fausses et préjugés répandus sur les CPGE et le caractère discriminatoire des concours, qui découragent les moins bien informés" ainsi qu’une forte autocensure de la part des élèves de condition modeste qui parviennent au baccalauréat.

L’UPS remarque que ce rapport expose clairement que "la sélectivité y est en moyenne plus faible que dans tous les autres systèmes sélectifs" et prône l’intérêt des CPGE de "proximité".

A cet égard Bruno JEAUFFROY a fortement regretté la fermeture à la rentrée scolaire de septembre 2011 de la classe de MPSI au lycée Victor Duruy de Mont de Marsan après plusieurs années d’existence. La deuxième année de Spéciale n’ayant jamais été ouverte, les élèves devaient impérativement quitter le lycée et le département pour poursuivre leur scolarité.

Car à côté des CPGE de "lycées prestigieux", ces classes permettent l’accueil d’élèves scientifiques avec un encadrement de qualité mais dans de "petites structures", moins "impersonnelles" et une ambiance plus "familiale", comme le précise ces anciens élèves :

http://lyceeduruy.fr/wp-content/upl...

Mais pourquoi donc choisir d’entrer en CPGE ? Est-ce réservé aux élèves brillants ? Quels sont les "débouchés" pour les élèves qui choisissent la voie scientifiques ? La France forme -t-elle assez d’ingénieurs ? A-t-on fait de bons choix en réduisant les horaires des disciplines scientifiques de la série S du baccalauréat ?

Bruno JEAUFFROY aborde toutes des questions. Mais c’est surtout la défense du Service Public d’Education et la place des CPGE dans l’enseignement public qui alimente son argumentation.

Dernière modification le vendredi, 14 novembre 2014
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis Vice Président de l’An@é, actuellement administrateur de l'An@é et de l'association Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

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