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Pour créer sans crainte sa "sphère" numérique - La dernière édition 2014 du baromètre Inria TNS Sofres indique une nette accélération de l’appropriation du numérique par les français depuis 2011.
En 2013, ce sont 46 millions d’internautes. 55 % des Français disposent d’un smartphone, 27 % d’une tablette. « Ils ont plus d’expérience, plus de maîtrise, plus de pouvoirs, mais, devant ces nouvelles opportunités, ils restent pour la plupart …prudents » affirme Michel COSNARD qui vient de quitter la direction de l’INRIA.

72% des sondés pensent que le numérique a des effets négatifs sur la vie privée et 69% d’entre eux réclament plus d’informations sur la protection de la vie privée et des données sur Internet. Ils attendent de l’école une réelle formation au numérique de leurs enfants et plébiscitent un enseignement du numérique à la fois concret pour le quotidien, mais aussi au niveau fondamental. Ils souhaitent également pouvoir mieux accompagner leurs enfants dans leurs usages des technologies numériques.
Les réseaux sociaux numériques participent de cet usage croissant de l’internet. Facebook, Twitter, Google+, Instagram, Pinterest… En quelques années, les réseaux sociaux sont devenus omniprésents dans nos vies. Selon l’enquête réalisée en ligne en novembre 2013 par l’institut Harris Interactive 79 % des Français sont des socionautes.
Mais la plus forte surprise de ce baromètre est l’évolution des usages qui tendent vers moins « d’intimité » mais plus de « consommation »  : les profils « Intimes » reculent fortement, tandis que les « Socio-Conso » doublent quasiment. Le deuxième enseignement de cette étude est de constater un recul sur l’utilisation des réseaux sociaux par les 25-34 ans (86 % contre 91 % en 2012), et une adoption accrue par les 50 ans et plus (69 % contre 65 % un an plus tôt).
Nombre de parents restent préoccupés de cet usage par leurs enfants et évoquent la crainte d’une exposition inappropriée de la vie privée ou d’un usage des données personnelles par les entreprises.
Le sentiment d’un manque de maîtrise de l’outil induit des réticences voire ce recul de l’usage par les adolescents. La campagne menée par nombre d’organisations pour un usage sans crainte d’internet et les démarches entreprises par les Etats pour une protection des données personnelles des internautes aura certainement incité les socionautes à plus de prudence.
Est-ce cette évolution qui a poussé une jeune startup française à innover sur ce créneau en proposant Whaller, le premier Réseau social Numérique …privatif ?
 
En fait Whaller n’est pas un réseau social en tant que tel. C’est une plateforme web sur laquelle les internautes peuvent créer et animer leurs propres réseaux sociaux.Contrairement aux Réseaux sociaux généralistes comme Facebook ou Twitter qui ne proposent qu’un seul type de relations entre utilisateurs, Whaller permet, comme dans la vie réelle, de cloisonner ses communications selon qu’elles concernent les amis, la famille ou encore les collègues.
Autant de réseaux hermétiquement séparés qu’on le souhaite, comme des « sphères » au sein desquelles, les membres peuvent échanger, à l’abri des membres des autres sphères, messages, photos, informations.. Une caractéristique qui supprime le côté « voyeur potentiel » présent chez les concurrents.
Le site accorde énormément d’importance à la protection des données personnelles. C’est pourquoi il s’engage à ne pas les exploiter à des fins commerciales (reventes de données comme Facebook) et de les faire disparaître lorsque l’internaute décide de les supprimer. Cet outil « simple » et « générique » selon les fondateurs intéressera tous ceux qui souhaitent utiliser les potentialités de l’internet avec une meilleure maîtrise de leurs données personnelles et moins de publicité.
Parents, responsables d’associations, écoles pour qui Whaller est gratuit, mais également les entreprises qui souhaitent développer un « réseau d’entreprise » à un coût modeste ( à partir de 1 euro par mois et par personne) fonction des options proposées, trouveront là une solution adaptée à leurs besoins.
Whaller a ainsi convaincu des acteurs associatifs, politiques, économiques et culturels bretons qui ont pris l’initiative de créer le réseau social BREISEK en faveur des jeunes, de l’emploi, de la dynamique sociale, économique et culturelle de la région ! Il s’agit grâce aux technologies du web de « contribuer de façon efficace au développement de la communauté bretonne et de ses membres, liés par une même appartenance culturelle, historique et identitaire » en devenant « un relais de diffusion et de vulgarisation des actions existantes comme des initiatives nouvelles. »
L’An@é, présente lors de l’inauguration de ce nouveau réseau social a souhaité rencontrer les dirigeants de cette start up, filiale du groupe Bolloré pour faire le point trois mois après. Thomas Fauré, fondateur et PDG et Jérome Moreau, directeur associé, expliquent pourquoi Whaller facilite la création d’une classe numérique, d’une école numérique.
Claude TRAN



Dernière modification le lundi, 10 novembre 2014
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis Vice Président de l’An@é, actuellement administrateur de l'An@é et de l'association Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

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