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Dès 7 heures du matin, le mercredi 10 décembre la fébrilité était sensible dans les coulisses, les couloirs et les salles du Rocher de Palmer à Cenon. En effet dès 8 h 30 les élèves du Lycée Professionnel Tregey accueillaient les premiers participants des Boussoles du numérique 2.

Il fallait que l’accueil et le vestiaire soient ouverts, les L@bs des Comptoirs prêts à accueillir les premiers visiteurs, le wifi installé, les écrans de signalétique allumés, le café d’accueil chaud.

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Et c’est ainsi qu’à 9 h 20, Michelle Laurissergues, présidente de l’An@é, prenait la parole en présence d’Alain David le maire de Cenon pour accueillir les intervenants, animateurs, démonstrateurs, élèves et participants de cette 2ème édition des Boussoles du numérique qui, après « les orientations » en 2013 et avant « les ports » en 2015 nous a permis de naviguer en gardant bien évidemment le cap de l’éducation dans l’écosystème numérique mondial.

 Les participants, professionnels de l’éducation, parents, élèves, lycéens, fournisseurs, élus, curieux, journalistes, techniciens, professeurs, chargés de mission, responsables d’entreprises, philosophes, geeks, documentalistes, conseillers d’orientation,... ont été confrontés à deux rencontres professionnelles, deux mise en scène des productions numériques des élèves, quatre worlds café, dix débats, vingt ateliers, quarante l@b des comptoirs et de nombreux rendez-vous au fil des déplacements après avoir, sur le parvis du Rocher, vu les bus du numérique Canopé 33, Robert l’utilitaire et les petits débrouillards.

Chacun, au fond, est citoyen d’une société de flux confronté aux quatre points cardinaux que nous avons choisi de relier : la société, l’économie, le politique et bien évidemment le pédagogique.

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Et cette société de flux – informations, images, ressources, outils, jeux, productions, cours en ligne, Tweet, data,... – change inexorablement les équilibres et rapports de force pour les territoires – villes, départements, régions, nation -  les savoirs, les relations profs-élèves, la culture, les pratiques éducatives, les disciplines, l’institution scolaire, les langues du monde, les publications écrites et multimédias, les parcours d’apprentissage, les arts, les écoles rurales comme urbaines, les tiers-lieux, les métiers, les entreprises qui produisent pour l’éducation et la formation toute la vie.

C’est dans cet ensemble des forces en présence, que les acteurs de l’école présents,  en parcourant la manifestation, ont sans doute  mieux compris que la gestion des changements doit s’organiser en tenant compte des points suivants :

  • Etre attentif aux mutations, certes technologiques, mais surtout sociétales doivent intégrer les changements sur l’ensemble des continents. Travailler à Bordeaux implique d’intégrer les réalités du monde. Les signaux faibles ou forts qui nous viennent d’ailleurs doivent nous aider à ancrer notre action dans un quotidien ouvert au reste de la planète.
  • Accepter les évolutions des métiers auquel nous formons les jeunes en intégrant que de nombreux vont disparaitre et autant se créer.
  • Comprendre que la collaboration des acteurs de terrain, sans nier les différences, est une stratégie payante en cette décennie du partage culturel et économique.
  • Intégrer que les apports de matériels – surfaces tactiles, tablettes, ENT, smartphones, robots – seront positifs s’ils sont intimement liés au projet pédagogique alliant éducation ET culture.
  • Réfléchir aux nécessaires nouvelles formes de gouvernance intégrant les évolutions territoriales – régions, départements, villes, métropoles – et à la complémentarité des stratégies pédagogiques proposées par les instances institutionnelles de l’Education.
  • Agir pour décloisonner les divers lieux d’apprentissage et d’éducation à la vie sociale, professionnelle et culturelle. Les tiers-lieux, l’éducation populaire, l’implication des parents permettent l’ouverture de l’école sans lui enlever ses fonctions régaliennes.

Il est intéressant d’observer que tout au long des deux journées, au-delà du travail mené avec les L@bs des comptoirs, les ateliers et les débats qui tous, traitent bien évidemment d’outils, de techniques et de matériels et de méthodes, la révolution numérique est affaire de concepts, de représentation sociétale, d’approche culturelle et politique.

Le digital c’est du sociétal, du politique, de l’économie au service du pédagogique.

Les orientations exprimées en 2013, montrent la complexité des navigations de 2014 nous ayant permis d’éviter les obstacles en mer, nous pouvons envisager avec sérénité les ports de 2015, les 14 et 15 octobre 2015.

Dernière modification le lundi, 13 juin 2016
Desvergne Marcel

Citoyen numérique mobile, vice-président de l’An@é, responsable associatif accompagnant le développement numérique. Directeur du CREPAC d'Aquitaine,  Délégué général du Réseau international des universités d'été de la communication de 1980 à 2004, Délégué général du CI’NUM -Entretiens des civilisations numériques de 2005 à 2007, Président d’Aquitaine Europe Communication jusqu’en 2012. Président ALIMSO jusqu’en 2017, Secrétaire général de l’Institut du Goût de la Nouvelle-Aquitaine.

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