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Enseignante, maman, citoyenne, c’est avec beaucoup d’humilité que j’ai abordé avec mes élèves de 5 ans la notion de bien et de mal (suite aux récents et tragiques événements survenus à Paris).

Sans attendre un mot d’ordre officiel, je me devais d’en parler même avec des enfants aussi jeunes.

« Le bien et le mal », fabuleux sujet de philo, pour des futurs bacheliers mais également pour chacun d’entre nous. On parle beaucoup dans les nouveaux programmes de bienveillance.

« L’école maternelle doit être une école bienveillante ». Je crois qu’elle a toujours été bienveillante et a véhiculé au mieux les valeurs de la république.

Ce lundi-là dans ma classe n’était pas un lundi comme les autres. La maîtresse n’avait pas le même entrain que d’habitude et il fallait que j’échange avec mes élèves. Pas facile d’aborder ce sujet et comment l’aborder ?

Mes élèves m’ont aidé, avec leurs mots à eux et les prises de parole se sont succédées dans le plus grand respect. Comme d’habitude, j’étais là pour réguler les échanges et enrichir le débat, le questionnement. J’ai volontairement refusé de corriger les erreurs syntaxiques afin de ne pas les interrompre et de conserver le fil de la discussion.

En aucun cas, je ne me suis substituée au rôle éducatif de chaque parent. J’ai tout simplement exercé mon métier d’enseignante. Je suis fière de leurs remarques, de leur proposition (allumer des bougies tout le long du portail de l’école).

Je n’ai peut-être pas fait grand chose dans ce moment si douloureux mais j’ai posé des mots sur des images, sur des angoisses et c’est déjà beaucoup….

 

Dernière modification le jeudi, 05 janvier 2017
Storti Sylvie

PEMF, Enseignant Référent aux Usages du Numérique (ERUN) en Lot-et-Garonne, Sylvie Storti est également membre du Conseil d’Administration de l’An@é.

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