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Les co-fondatrices fêtent les 20 ans d'Unis-Cité avec celles et ceux qui ont porté ce rêve. En 1993 Marie, Anne Claire et Julie, trois amies d'une vingtaine d'années étudiantes a l'ESSEC de Cergy Pontoise rencontrent Lisbeth une jeune américaine de 22 ans, diplômée de la Yale University venue présenter à leur groupe d'étudiants de la chaire d'économie urbaine les actions de CITY YEAR, association créée par des étudiants d'Harvard pour proposer aux jeunes américains de dépasser leurs différences culturelle et sociales en consacrant douze mois de leur vie, en équipe et à temps plein, à des actions utiles à la collectivité.

Elles ne savent pas encore qu'en créant quelques mois plus tard l'association Unis Cite ces quatre jeunes femmes vont s'engager dans un projet d'entrepreneuriat social d'envergure qui aboutira 15 ans plus tard a une loi de la République.

Marie Trellu-Kane, cofondatrice et présidente d'Unis-Cité, vient de publier un livre passionnant, " changer le monde a 20 ans" (édition Cherche Midi) qui raconte cette " épopée d'une utopie citoyenne devenue politique publique".

 "La MACIF a été la première entreprise a croire en Unis Cité en soutenant la programme pilote que les fondatrices ont lancé en région parisienne a l'été 1994 afin d'installer le service civique en France" rappelle Alain Montarant Président du groupe. Carrefour apporte également son concours Car pour organiser les missions, il faut bien évidemment lever le budget nécessaire pour mobiliser, indemniser et encadrer les deux équipes de 12 jeunes pendant les deux mois. On commence « petit » avec des fonds privés . « L'expérience a une vraie capacité transformatrice dans ce qu'elle révèle d'humain chez chacun » écrit Marie qui ajoute : « Conclusion : il faut à tout prix l'étendre et la proposer à tous. Pour réapprendre l'empathie, la confiance et l'entraide. Pour réapprendre le respect de l'autre dans la différence. » Puis en 1995-96, ce sont les débuts d'Unis-Cité, « en dehors de tout cadre légal et de toute reconnaissance officielle »

Les émeutes de banlieue de 2005 amènent le Président Chirac à annoncer la création d'un service civil volontaire qui " devra mobiliser 50 000 jeunes chaque année, dont 10 000 dans les associations sur le modèle d'Unis Cité".
Par manque de crédits, celui-ci restera toutefois très limité. Il faudra attendre la loi du 10 mars 2010, dont le projet est porté par Martin HIRSCH votée « à la quasi-unanimité des parlementaires », pour voir naître « un service civique digne de ce nom ». D'autres associations et des collectivités locales s'y lanceront à leur tour.
Dans un entretien à l'AFP Marie Trellu Kane regrette qu'a « chaque fois, c'est quand il y a des drames » qu'on décide de donner des moyens à ces initiatives, facteurs de cohésion, et « ça m'attriste un peu ». En 2005, le catalyseur avait été les émeutes de banlieue; dix ans plus tard, ce sera les attentats à Paris.

Votée sous Nicolas Sarkozy, la loi est mise en œuvre et développée par François Hollande. "Il faut arriver à garder cette unité » pour réussir le service civique « universel », espère aujourd'hui Marie Trellu-Kane.

 

Fleur PELLERIN, la Ministre de la Culture et de la Communication connaît bien Unis Cite et ses co-fondatrices pour avoir été administratrice de l'association. Elle est venue témoigner et donner les pistes de travail pour développer de nouvelles missions dans son champ de responsabilité.
Réunies dans la Grande Halle de La Villette les trois amies avec toutes celles et ceux qui ont cru à cette idée novatrice et qui veulent " voir plus grand et plus loin" en "imaginant des dizaines voire des centaines de milliers de jeunes au service des grandes causes sociétales de notre pays "ont fêté les 20 ans d'Unis Cite, dans la joie et le partage.

Claude TRAN

Dernière modification le mercredi, 06 septembre 2017
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis Vice Président de l’An@é, actuellement administrateur de l'An@é et de l'association Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

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