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Le One minute madness pour 25 acteurs du codage et de la création numérique
La blogosphère fourmille de prises de positions parfois excessives sur l’impact que produit – doit produire- sur l’Education la révolution numérique qui traverse la société et surtout sur le choix des réponses que l’institution scolaire devrait mettre en oeuvre.
Il y a au moins consensus sur le fait que l’Education est devenue un marché de la mondialisation – estimé a quelques mille milliards de dollars- que les Etats ne peuvent ignorer. La France comme les autres pays est confrontée à cette nouvelle donne avec toutefois la particularité d’avoir une école qui se veut depuis Jules FERRY obligatoire et gratuite mais dont la comparaison avec les autres pays de l’OCDE la révèle peu performante et surtout championne des inégalités scolaires.
Un deuxième consensus semble se révèler dans la société française : l’éducation au numérique dont les potentialités sont des leviers de pouvoir et d’action devient une urgence pour l’école : la deuxième édition du baromètre Inria TNS-Sofres fait apparaît que "90 % des Français pensent que l’éducation au numérique doit permettre d’avoir un usage averti d’Internet ….mais ils sont 64 % à penser que l’éducation au numérique doit permettre de comprendre les langages de programmation". L’école selon cette enquête a donc un rôle majeur à jouer : 75% des sondés pensent que "l’éducation approfondie au numérique devrait être proposée avant la classe de Terminale".
 
Au delà de ces consensus et malgré la prise de conscience du pouvoir politique qui s’est traduite par le vote de la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République du 8 juillet 2013 qui prévoit en son article 16 la création du service public du numérique éducatif, on sent bien combien la complexité du problème, la grande diversité des approches et des solutions et parfois la rigueur de certaines prises de position que l’école suscite, empêchent d’aboutir rapidement comme le souhaite l’académie des sciences.
 
Des initiatives sont nécessaires pour partager les expériences, faire se rapprocher les points de vue et proposer des pistes d’amélioration. C’est avec cette approche pragmatique qui s’inspire de la démarche de projet et relève de l’exploration horizontale que trois institutions ont mobilisé leurs énergies et leurs réseaux pour créer une rencontre riche d’avenir le 4 avril 2014 : "décodez le code, les clés du Numérique pour nos enfants".
 
Inria, Institut bien connu pour les programmes de recherche en sciences du numérique regroupant plus de 3000 chercheurs et à l’origine de nombreuses innovations qui participent de la création d’entreprises High Tech, Cap Digital, le pôle de compétitivité francilien des industries des services et contenus numériques qui regroupe plus de 700 participants dont 50 universités et 170 laboratoires de recherche et le CNAM organisme mythique de formation et de recherche universitaire qui accueillait l’évènement, ont réuni " les pionniers de l’éducation au numérique (enseignants, associations, pédagogues et théoriciens, designers et artistes, PME innovantes du numérique) pour les inviter à travailler ensemble sur les expérimentations en cours, sur les enjeux de la littératie numérique et les nouvelles formes d’apprentissage dans ce domaine afin de proposer des pistes d’amélioration de l’existant."
 
Plusieurs ateliers co-animés par la FING ont produit des propositions présentées et débattues avec l’ensemble des acteurs qui interviennent dans les dispositifs d’éducation, de formation, de culture pendant et hors temps scolaire (parents, collectivités territoriales, etc.) afin de faire émerger des solutions innovantes pour développer cette culture auprès des jeunes.
Comment développer les synergies entre les différents acteurs de l’éducation au numérique ? ( public, associatif, privé )
Education au numérique / Littératie numérique : quels savoirs pour quels publics et classes d’âge ?
Quelles formations pour quels acteurs de l’éducation au numérique ?
Au delà du code, quels ingrédients pour une littératie numérique ?
L’An@é, qui participait à ces débats a souhaité faire partager aux lecteurs d’Educavox les moments forts de cette journée lorsque la parole a été donnée à 25 acteurs du codage et de la création numérique qui interviennent d’ores et déjà auprès du public jeune voire très jeune .. et moins jeune.
 
Cette session de one minute madness donne une bonne idée de l’engagement de ces pionniers qui à titre individuel, dans des associations ou des entreprises agissent, font bouger les lignes et permettent de faire avancer en montrant ce qui marche.
Certes il n’y a pas une voie unique mais c’est cette multitude d’actions qui doit permettre d’initier de profonds changements.
 
Claude TRAN
Dernière modification le jeudi, 23 octobre 2014
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis Vice Président de l’An@é, actuellement administrateur de l'An@é et de l'association Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

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