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La publication du rapport sur la structuration de la filière industrielle du numérique éducatif - http://www.educavox.fr/actualite/in... m’a incité à me rapprocher des entreprises françaises directement concernées afin de mieux les connaître et de les entendre.
Auditionnées par les inspecteurs généraux des quatre ministères qui ont rédigé ce rapport, ces entreprises réagissent à la suite de sa publication. Comment ont-elles vécu la publication de ce rapport ? Quelle est leur vision de l’avenir ? Quelles sont leurs attentes ?

Michelle BARRIEREDirectrice associée de la société iTop Education, représente le GEDEM (Groupement des Editeurs Distributeurs d’Educatif Multimédia)
Ils sont une douzaine d’éditeurs français de ressources numériques destinées à l’éducation à s’être « d’emblée inscrits dans une production éditoriale numérique ».
Certes ces éditeurs ne représentent qu’une faible partie du marché de l’éducation, mais le succès des éditions de ressources numériques auprès des enseignants et des établissements se confirme dans les différents plans mis en œuvre par l’Etat et la politique engagée par de nombreuses collectivités territoriales dans ce domaine alimente le développement du chiffre d’affaire de cette filière.

UNE ECONOMIE DE LA CONTRIBUTION
Essentiellement des TPE, ces entreprises ont acquis une véritable expertise pédagogique auprès des enseignants dont elles sont très proches pour mettre sur le marché des produits particulièrement adaptés à leurs attentes. Cette pratique de l’expérience utilisateur se généralise au point que Michelle BARRIERE la définit en affirmant : « nous sommes entrés dans une économie de la contribution ! »
Ces entreprises mobilisent en effet un fort pourcentage de leur chiffre d’affaire en Recherche et Développement ( souvent de 20% ) afin d’ accroitre grâce au numérique, la valeur ajoutée éditoriale des produits qu’elle propose.

INTEROPERABILITE
Il est un autre chantier qui mobilise des moyens en recherche et développement, c’est celui de l’interopérabilité.
Ce concept qui se définit simplement en informatique par la possibilité de faire fonctionner un système avec un autre existant ou futur, sans restriction d’accès ou de mise en œuvre est plus complexe à construire qu’on ne le pense. Chaque entreprise développe en effet pour la conception de ses produits des technologies particulières souvent protégées par des brevets et dont l’originalité en fait son succès et donc sa rentabilité. Chaque entreprise qui innove cherche alors à imposer ses propres normes à ses concurrents et assurer par là un monopole de fait.
Rendre interopérable des produits ou des systèmes c’est donc mettre des normes et définir des formats communs, ce qui est parfois extrêmement complexe. L’interopérabilité technologique impose ainsi des unites communes, mais également une interopérabilité sémantique comme c’est le cas dans le champ de la santé.

L’interopérabilité des logiciels qui commandent le fonctionnement de nombreux secteurs d’activité et demain l’internet des objets s’impose comme une nécessité, pour alimenter innovation et développement.
Ainsi pour faciliter l’usage du numérique éducatif, les enseignants et les élèves ont besoin que les ENT développés dans les écoles, collèges, lycées de chacun des territoires soient effectivement interopérables entre eux et avec les ressources qu’ils manipulent sur leurs différents outils terminaux. Ils doivent donc être également multi supports.
Pour ce qui concerne les ressources il est clair que les mesures techniques de protection des droits d’auteurs et d’éditeurs constituent des limites voire des freins à cette interopérabilité. Leur assouplissement est-elle possible ?
C’est dans le cadre des missions confiées au Secrétariat Général de la Modernisation de l’Action Publique qu’un certain nombre d’actions de simplification nécessaires à l’open data, et au développement de l’e-administration et de l’e-gouvernement doivent se mettre en place. La forme règlementaire suffira-t-elle ou faudra-t-il passer par la voie parlementaire ?

QUEL MODELE ECONOMIQUE ?
Le rapport des inspections générales ? « Un travail extrêmement fin et remarquable … une véritable écoute ….une identification précise de la myriade des petites entreprises qui font la richesse du savoir-faire français numérique et pédagogique… un rapport important reflet de l’ambition numérique affichée de Vincent PEILLON. »
Le GEDEM attend maintenant les décisions qui doivent faire suite à ce rapport en particulier concernant le modèle économique de ce marché. On voit bien qu’une des solutions proposées par le rapport traduit bien la préoccupation des entreprises .
Le GEDEM la reprend à son compte et souhaite que les établissements scolaires disposent d’un budget récurent pour l’achat de contenus numériques.
On peut le comprendre !

Claude TRAN

 
Qui sont les entreprises du GEDEM ? http://www.gedem.org/

La société Cabrilog ( http://www.cabri.com/ ) qui conçoit, développe et commercialise des logiciels interactifs et ressources numériques de haute qualité didactique et pleinement interactifs en 2D et 3D pour l’apprentissage des mathématiques du CP à la Terminale. Ses logiciels font référence depuis 1987 dans les communautés enseignantes, ils sont traduits en plus de 20 langues et diffusés dans plus de 50 pays.

Les éditions Cadmos
 http://www.cadmos.fr/ qui propose des ressources pédagogiqueshttp://www.texteimage.com/ consacrées aux textes fondamentaux de la création littéraire européenne en relation avec l’image. Ces ressources documentaires destinées aux collèges et lycées sont réalisées avec le soutien du Ministère de l’Éducation nationale.

Chrysis
 est un éditeur de ressources pédagogiques multi disciplines aux services des enseignants.http://www.chrysis.com/

EduMedia
 propose la plus grande banque de ressources interactives téléchargeables pour l’enseignement des sciences (éveil scientifique, SVT, physique-Chimie, développement durable). Les ressources eduMedia sont conçues par des enseignants pour des enseignants. Elles ciblent tous les niveaux du primaire, du collège et du lycée. http://www.gedem.org/lens_portfolio...
Crée en 1996 par Eric Fournier, producteur tv, Euro-France Médias (http://www.euro-france.tv/) est une société de production et d’édition audiovisuelle, spécialisée dans la réalisation de produits multimédias dans les domaines de l’entreprise, du monde du travail et des métiers. Sous le Haut Patronage du Ministre de l’Education Nationale, Euro- France médias organise chaque année le concours international pour découvrir les métiers en réalisant une vidéo :http://www.jefilmelemetierquimeplait.tv/

Floc Production Multimédia
 ( http://www.floc-multimedia.com/ ) est un éditeur de jeux et d’exercices au service des apprentissages : 10 logiciels éducatifs dont 7 reconnus d’Intérêt Pédagogique par le Ministère autour des fondamentaux pour le premier degré.

GÉNÉRATION 5 
(http://www.generation5.fr/ ) développe des ressources numériques éducatives depuis plus de 20 ans. Réalisées en étroite collaboration avec des enseignants, elles concernent tous les niveaux scolaires (école, collège, lycée) et un grand nombre de disciplines, y compris des domaines habituellement peu abordés (EPS par exemple).

ITOP éducation
 ( http://www.itop.fr/ ) occupe une position clé dans le panorama de l’éducation. Plus de quatre millions d’utilisateurs échangent au travers des Environnements Numériques de Travail ou accèdent aux ressources pédagogiques multidisciplinaires ITOP éducation et gèrent notes et absences grâce au module de vie scolaire Educ-Horus. Sur plus de quinze projets ENT en généralisation, ITOP éducation offre également ses services d’accompagnement, formation, hébergement et support.

La société JEULIN
, propose des solutions éducatives numériques pour les Sciences et la Technologie, en particulier des logiciels d’apprentissage et d’expérimentation en collèges et lycées, des ressources pédagogiques en ligne : TP, vidéos, FAQ.

Les Éditions JOCATOP 
(http://www.jocatop.fr) œuvrent pour la réussite éducative. Dynamique et avant-gardiste, la société met un point d’honneur à produire des ressources pédagogiques modernes, de haute qualité et proche des utilisateurs. C’est pourquoi tous les projets édités sont testés en classe et proposés par des enseignants en activité. La société s’est positionnée dès 1998 comme référent dans le domaine des logiciels pour l’école primaire.

TERRA PROJECT
http://www.strass.fr/ ) édite des ressources numériques pluri média d’Education au Développement Durable, en lien avec les autres disciplines d’enseignement des programmes scolaires du primaire et du secondaire. Quatre portails internet proposent des ressources et des outils pour l’EDD, l’enseignement de la Physique-Chimie et des SVT. Des modules interactifs, des jeux sérieux et des films, couvrent l’ensemble des thématiques de l’EDD.

TELL ME MORE
 est spécialisée dans l’édition de solutions à distance pour l’apprentissage des langues. Premier éditeur en France à avoir introduit les technologies de reconnaissance vocale dans ses logiciels d’enseignement, TELL ME MORE a décliné sa solution en portail pour la formation professionnelle et l’éducation, en école de langues en ligne sur Internet, et en DVDrom pour les particuliers.
Dernière modification le mercredi, 19 novembre 2014
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis Vice Président de l’An@é, actuellement administrateur de l'An@é et de l'association Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

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