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À la question « Qu'est-ce qu'un climat scolaire de qualité ? », les élèves répondent sans équivoque « L'école, c'est notre deuxième maison ! ».
Cette parole spontanée, qui confirme l'importance de l'école à leurs yeux, montre combien la question du bien-être et du bien-vivre à l'école est essentielle. Améliorer le climat scolaire passe par de petites initiatives quotidiennes qui doivent tous nous mobiliser, enseignants, personnels d'encadrement pédagogique, parents... Pour être efficaces, ces actions de chaque jour nécessitent d'être choisies et ciblées selon des critères qui seront explicités tout au long de cette journée faite d'échanges d'expériences autour de pratiques concrètes.

À partir des deux enquêtes d'ampleur nationale conduites par l'Observatoire international de la violence à l'école en 2010 et par la DEPP (direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l'éducation nationale) en 2011, et des enseignements qu'elles délivrent, le rapport sur le climat scolaire publié par la DGESCO en septembre 2012, met en évidence le lien entre le climat scolaire, la qualité des apprentissages et la réussite scolaire. Il émet en outre des propositions pour une amélioration du climat de celui-ci.

Ces conclusions sont confirmées par le rapport établi par France Stratégie, organisme de réflexion, d'expertise et de concertation placé auprès du Premier ministre. À la suite de l'adoption du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, le Premier ministre a demandé à France Stratégie de constituer une commission chargée d'élaborer une stratégie nationale pour l'enfance et l'adolescence.

Dans l'avant propos du rapport remis au Président de la République en septembre dernier, Jean PISANI FERRY Commissaire général de France Stratégie écrit :

« En proposant une stratégie visant le « développement complet » de tous les enfants, le rapport de François de SINGLY - Professeur de sociologie à l'université Paris Descartes, il est spécialisé en sociologie de la famille et du couple, de l'éducation, de l'enfance et de l'adolescence ainsi que des rapports de genre - et Vanessa WISNIA-WEILL - Diplômée de l'Ecole Polytechnique et des Ponts et Chaussées , elle est chargée de mission au département questions sociales du Centre d'analyse stratégique - invite à réexaminer nos politiques au regard d'un objectif englobant. Cette ambition ne résulte pas seulement d'une démarche conceptuelle – encore que celle-ci fournisse sa colonne vertébrale au rapport. Elle se fonde aussi sur l'observation du comportement des adolescents et sur le constat de leur propension à cloisonner leur existence sociale. »


« Plutôt que de dresser le catalogue des dispositifs à réformer et des mesures à introduire, le rapport nous invite d'abord à déposer les œillères avec lesquelles trop souvent nous examinons séparément les politiques de l'éducation et de la famille, ou bien segmentons les approches de l'enfance, de l'adolescence et de la jeunesse. Plutôt que de partir des politiques publiques, et des objectifs nécessairement partiels de ceux qui en ont la responsabilité, il nous suggère de centrer notre attention sur les jeunes et les adolescents eux-mêmes. »


Le rapport aborde les questions « pour l'éducation et modèle éducatif » dans un chapitre spécifique où, s'appuyant sur les travaux de nombreux chercheurs, il explore la place de l'école, « lieu de socialisation des enfants et de formation des caractères » :
« La qualité de l'expérience scolaire et des interactions qui lui sont associées est essentielle pour les compétence sociales de l'enfant mais aussi pour sa capacité d'apprentissage .Le bien-être à l'école est fortement corrélé au fait d'y avoir des amis et de ne pas avoir subi de violences . Celles-ci ont en effet un impact considérable sur la vie future . »

Le rapport cible très clairement pour l'école de la République « l'enjeu de protection et de bien-être : il s'agit d'améliorer la sécurité physique et affective d'une école qui est appréciée des élèves mais insuffisamment accueillante et vécue comme injuste. »
La commission enfance et adolescence propose une approche systémique autour de plusieurs axes dont ceux du contenu des apprentissages, des pédagogies et du « ciblage » sur les enfants les plus vulnérables.

Un rapport qui s'adresse à tous les acteurs du monde de l'éducation.

En installant au sein de l'institution la mission ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire, le ministère de l'éducation nationale a dès novembre 2012 « pris toute la mesure de ces phénomènes qui étaient auparavant traités ponctuellement et en marge de l'institution »
Nommé à la tête de cette mission, Éric DEBARBIEUX, brillant universitaire, éminent spécialiste des questions de violences en milieu scolaire a su développer, avec son équipe, non seulement une véritable capacité d'intervention dans les situations de crise, mais également construire, sur la durée et au quotidien, une action de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire associant tous les acteurs éducatifs, les partenaires institutionnels et le milieu associatif.

Nommé à compter du 1er septembre 2015, André CANVEL, inspecteur général de l'Éducation nationale, lui succède avec pour mission « de poursuivre et d'amplifier cette mobilisation pour un climat scolaire apaisé et serein, notamment, en renforçant la formation, en veillant à la mise en place d'un plan de prévention dans chaque établissement »
Invité au séminaire organisé par le réseau Canopé et l'ADOSEN prévention santé pour débattre et échanger sur le thème du climat scolaire, il a bien voulu dans cet entretien revenir sur trois idées fortes qu'il a développées :

Claude TRAN

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Dernière modification le lundi, 23 mai 2016
Tran Claude

Agenais de naissance Claude TRAN a été professeur de Sciences Physiques en Lycée, chargé de cours en Ecole d’Ingénieur, Inspecteur pédagogique au Maroc. A 34 ans il accède aux fonctions de chef d’établissement puis s’expatrie à nouveau, cette fois en Algérie comme proviseur du lycée français d’Oran ; en Aquitaine il dirigera les lycées Maine de Biran de Bergerac, Charles Despiau de Mont de Marsan et Victor Louis de Talence. Il a été tour à tour auteur de manuels scolaires, cofondateur de l’Université Sénonaise pour Tous, président de Greta, membre du conseil d’administration de l’AROEVEN, responsable syndical au SNPDEN, formateur IUFM et MAFPEN, expert lycée numérique au Conseil Régional d’Aquitaine, puis Vice Président de l’An@é, actuellement administrateur de l'An@é et de l'association Inversons la classe, journaliste à ToutEduc, chroniqueur à Ludomag.

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